Le montant d’investissement direct étranger (FDI) à Maurice s’est élevé à USD 418 millions en 2014, soit 16,3% de la valeur totale de la formation brute du capital fixe (investissements totaux). C’est ce que révèle le World Investment Report 2015, une publication de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) rendue officielle hier. Ce rapport indique que le FDI en direction de l’Afrique est resté plus ou moins stable autour de USD 53,9 milliards alors que le FDI mondial a chuté de 16% pour s’établir à USD 1 230 milliards.
Le World Investment Report 2015 indique que Maurice a reçu plus de FDI l’année dernière par rapport à 2013 (USD 259 millions, soit 10,2% de la totalité des investissements bruts), mais comparativement à 2012, il y a eu, selon la CNUCED, une baisse de USD 171 millions. Pour ce qui est des investissements faits à l’étranger par Maurice, le montant a atteint USD 91 millions en 2014, contre USD 135 millions en 2013 et USD 180 millions en 2012. Quant au stock de FDI à Maurice, il se chiffrait à USD 4,6 milliards en 2014, soit 34,6% du Produit Intérieur Brut du pays. Il y a eu progression comparativement à 2013 (USD 4,4 milliards), mais en pourcentage du PIB, ce montant représentait 37%, selon le rapport de la CNUCED.
La part de Maurice dans la valeur totale du FDI allant vers l’Afrique (USD 53,9 milliards) est très infime (0,8%). Bien que le FDI mondial ait accusé un repli de 16%, le continent africain a vu sa part se stabiliser. Une diminution a été notée en Afrique du Nord, mais a été contrebalancée par une hausse en Afrique subsaharienne. Les entrées de FDI en Afrique du Nord ont baissé de 15% à USD 11,5 milliards. Elles ont globalement baissé dans la région du fait des tensions et des conflits sévissant dans certains pays, bien qu’elles aient atteint un montant élevé dans les autres. Cependant, on note une augmentation de 14% en Égypte (USD 4,8 milliards) et de 9% au Maroc (USD 3,6 milliards).
Le World Investment Report 2015 révèle qu’en Afrique subsaharienne, les investissements provenant de l’étranger se sont accrus de 5%, l’évolution n’étant pas la même d’une sous-région à l’autre. En revanche, en Afrique de l’Ouest, ils ont diminué de 10% pour atteindre USD 12,8 milliards en raison de l’épidémie d’Ebola, des problèmes de sécurité et de la baisse des produits de base, qui ont été préjudiciables à plusieurs pays. L’Afrique de l’Est a enregistré une augmentation de 11% (USD 6,8 milliards). Une progression des investissements directs étrangers a été observée dans le secteur du gaz en Tanzanie et en Éthiopie, qui devient un centre de production pour les entreprises multinationales du secteur de l’habillement et des textiles.