Il est grand, souriant, paraît avoir beaucoup vécu malgré son jeune âge. À 27 ans, Rajiv Gunputh mord la vie à pleines dents. Mais s’il respire la joie de vivre, la vie, elle, ne lui a pas toujours fait de cadeaux. Elle lui a même coûté un rein, que les chirurgiens lui auront remplacé quelques années plus tard.
La première chose auquel vous pensez en vous levant ?
D’abord, je pense à la prière. Ensuite au planning de ma journée, à mes engagements.
Lisez-vous votre horoscope ?
Je le lis au moins trois fois par semaine. Non seulement j’y crois, mais ils se réalisent souvent.
Qu’est-ce que vous aimez chez vous ?
Ma franchise.
Votre principal défaut ?
Je mange trop. Même si je m’aime comme je suis.
Quelle est la chose que vous détestez le plus sur terre ?
Les politiciens. Leur jeu malsain, les critiques permanentes au lieu de favoriser les concertations constructives. Les luttes pour le pouvoir.
Quelle est la personne pour qui vous avez le plus d’admiration ?
En fait, il y en a deux : mes parents. Je dis toujours : ma mère m’a donné naissance, mon père m’a donné la vie.
Quel est votre plus grand rêve ?
Personnellement, j’en ai plusieurs. Mais si je devais choisir, ce serait de réaliser ceux de mes parents. Car pour moi, c’est la famille avant tout.
Votre ou vos artiste(s) préféré(s) ?
Céline Dion, Kailash Kher, Jagjit Singh.
Si vous pouviez remonter le temps, que changeriez-vous ?
D’abord mes années de collège, car j’aurais franchement pu mieux faire, même si je suis heureux aujourd’hui. Et puis aussi mes mauvaises habitudes de l’époque, notamment alimentaires. En ne faisant plus d’excès, j’éviterais la transplantation de rein que j’ai subie en 2004.
Comment dépensez-vous votre argent ?
En me faisant plaisir. Je ne me refuse rien, même si je fais quand même attention à mettre un peu d’argent de côté.
Si vous étiez Premier ministre, quelle serait la première chose que vous changeriez ?
Je concentrerais mon énergie sur les aspects routiers. Tout d’abord, en menant campagne pour l’éducation des chauffeurs. En revoyant aussi les infrastructures, le problème de congestions dans les grandes villes. Sans oublier de faire en sorte d’interdire l’octroi de nouveaux permis de bâtir pour les bâtiments et parkings privés à Port-Louis. Trop, c’est trop !
Comment imaginez-vous Maurice dans 20 ans ?
J’imagine une île Maurice sous une “très” bonne gouvernance. Une île économiquement forte, une Dubayy ou un Singapour de demain. Une vraie île Maurice durable, “propre”. Comparable à la Suisse, avec des villes et des places touristiques impeccables.
C’est quoi pour vous le bonheur ?
Pour moi, c’est de vivre en parfaite harmonie avec mes parents, sans heurt et sans cri. D’être bien avec mes proches, mes voisins, mes amis. De continuer à me sentir bien dans mon travail.
Et l’amour ?
Étant célibataire, je n’ai pas encore rencontré le grand amour. Pourtant, j’y crois très fort. Seul le temps me dira si je le trouverai.
Votre émission préférée à la télé ?
Anou bouze du côté local. Sinon Pimp My Ride sur MTV.
Avez-vous des regrets ?
Non. Je suis bien entouré pour le moment.
Une brève anecdote ?
En 2003, je venais de passer mon permis, mais je ne l’avais pas encore en poche. J’étais tellement content que j’ai emprunté la voiture de mon père pour une virée à Phoenix, où des amis m’attendaient. On s’est amusé comme des fous, puis je suis rentré. Mon père n’a jamais rien su. Enfin, jusque maintenant… (Rire !)
Si vous trouviez un génie dans une lampe magique, quel serait votre premier voeu ?
Une Kia Optima.
Si vous étiez un extra-terrestre, comment décririez-vous l’être humain ?
Il y a beaucoup de choses à dire. Je le trouverai trop hypocrite. Je me dirai qu’il se sert de la religion pour mieux diviser. Sans compter que même en bonne santé, il n’arrête pas de se plaindre.
Pour terminer, vous connaissez une histoire drôle ?
Un ami que j’accompagnais un jour à l’aéroport m’a posé une devinette : “Throw an egg on a floor without breaking it.” Pour moi, c’était impossible. Je n’en ai pas fermé l’oeil pendant trois jours. Je me suis résolu à lui téléphoner à l’étranger pour “savoir”. Il m’a simplement répondu : “… without breaking THE FLOOR” ! Je suis resté à rire au téléphone pendant dix minutes. J’avais complètement oublié que c’était une communication internationale. (Rire)