Débats sur le Certificate of Character Bill – Kaviraj Sukon : « Ce projet de loi n’est pas indulgent envers la criminalité »

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Kaviraj Sukon, a affirmé que « nous nous posons très souvent la question suivante : le gouvernement offre une éducation gratuite jusqu’à l’université. Il accorde également le transport gratuit et fournit des manuels scolaires gratuitement pour de nombreuses classes. Alors pourquoi la loi elle-même ferme-t-elle des portes ? Pourquoi ce certificat de moralité empêche-t-il nos fils et nos filles d’obtenir un emploi ? En tant que parents, que voulons-nous ? Nous souhaitons qu’ils aient une vie décente, et une vie décente dépend d’un emploi décent. Pourquoi permettre que les rêves, non seulement des jeunes, mais aussi de toute une famille, soient brisés ? Pourquoi ce document administratif est-il en train de condamner l’avenir de ce jeune ? »
« Nous ne pouvons pas dire à quelqu’un d’étudier dur, de travailler dur, de se former intensément, de rêver grand, puis permettre à la loi de maintenir les opportunités hors de portée. Nous ne pouvons pas dire ‘construisez votre avenir’ tout en jugeant les individus uniquement sur leur passé », dit-il encore.
IL infique que contrairement à l’ancien régime, qui n’a pas jugé nécessaire de revoir ce dispositif, « nous ne restons pas les bras croisés. C’est pourquoi aujourd’hui, je souhaite m’adresser au-delà de cette Chambre. Je veux parler à chaque étudiant, à chaque parent, à chaque mère et à chaque père qui souhaitent une chance équitable pour leur enfant. Je veux leur dire que ce projet de loi ne concerne pas seulement un certificat ; il se rapporte à la justice, à l’équité et aux opportunités. Il concerne l’espoir et, surtout, les secondes chances. Ce projet de loi garantit que les infractions mineures ne continueront pas à poursuivre les individus pendant trop longtemps. Il s’agit d’une réforme majeure ».
La loi, affirme Kaviraj Sukon par ailleurs, doit opérer une distinction entre le danger et la réhabilitation. Elle doit établir une différence entre les crimes graves et les infractions mineures. Elle doit différencier une personne qui représente encore un risque de celle qui a changé. C’est cela, l’équité. C’est cela, la proportionnalité. Et c’est cela, la sagesse.
« Permettez-moi maintenant d’avancer très clairement au pays : ce projet de loi n’est pas indulgent envers la criminalité. Les infractions graves resteront inscrites sur le certificat, car le public doit être protégé. Je suis vraiment impressionné par l’équilibre de ce texte : il est ferme lorsque c’est nécessaire et juste lorsque l’équité l’exige. Il est sérieux face au crime, mais aussi respectueux de la dignité humaine. Ce projet de loi affirme une chose très clairement : une personne qui a commis une faute mineure, qui a payé le prix, reconstruit sa vie et respecté la loi, ne devrait pas être punie indéfiniment par l’État », estime Kaviraj Sukon.

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