Cour suprême — Après simulation de décès : Un quinquagénaire sera déclaré vivant

Un habitant de Cap-Malheureux (50 ans) a obtenu gain de cause en Cour suprême pour qu’il soit déclaré vivant alors qu’il avait simulé son décès en juin 2017.
Au cours de son procès, présidé par la juge Karuna Devi Gunesh-Balaghee, le quinquagénaire a expliqué qu’il travaille comme chauffeur et qu’en décembre 1996, il a épousé une Sud-Africaine à Durban. Le couple a eu deux enfants. Par ailleurs, il a avancé que son épouse était une patiente cardiaque et qu’elle faisait des séances de dialyse. La santé de cette dernière s’est détériorée en 2017 et elle devait se rendre à l’étranger pour des soins alors évalués à Rs 3 millions. Mais lui ne percevait que Rs 13 700 mensuellement et il ne pouvait couvrir les dépenses pour le traitement médical de son épouse.

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Le père de famille a eu l’idée de simuler son propre décès pour que ses proches puissent toucher son assurance vie. Le quinquagénaire s’était présenté au bureau de l’État civil de Grand-Baie où il a produit un faux certificat médical confirmant sa mort. Ainsi, il aurait rendu l’âme le 14 juin 2017 à Cap-Malheureux. L’État civil lui a remis ‘son’ acte de décès et il a alors fait le nécessaire afin d’obtenir l’argent de l’assurance. Ces démarches se sont révélées vaines puisque son épouse est décédée en juillet 2017 au Sir Seewoosagur Ramgoolam National Hospital .

Le chauffeur a expliqué à la Cour qu’il n’a pas obtenu l’argent de l’assurance et qu’il avait simulé son décès dans une tentative désespérée de venir en aide à son épouse. La police l’avait arrêté et inculpé pour Attempt at Swindling et l’accusation a été rayée en justice en septembre 2021.

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Entre-temps, il avait juré un affidavit pour confirmer qu’il était bien vivant. Son acte passé lui causera beaucoup de tracasseries, car sa pièce d’identité n’était plus valide et il ne pouvait obtenir un emploi. Sans compter que ses enfants poursuivent leurs études et il tente de les aider financièrement. Il ne pouvait même pas ouvrir un compte bancaire.
Après avoir écouté ses explications, la juge Karuna Devi Gunesh-Balaghee a annulé son acte de décès de 2017 et elle a demandé au bureau de l’État civil de faire le nécessaire pour que le quinquagénaire soit reconnu vivant et qu’on lui remette les documents demandés. La décision a été prononcée, mercredi, en Cour suprême.

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