Crise sanitaire et économique : un retour au sens profond de Noël ?

La fête de Noël 2021 sera vraisemblablement différente pour bien des familles mauriciennes. Crise sanitaire et difficultés économiques feront que beaucoup n’auront pas le cœur à la fête. Pour le père Gérard Mongelard, curé de la paroisse de Sainte Hélène, Curepipe, le contexte actuel nous invite à « revenir vers l’essentiel, c’est-à-dire accueillir Jésus venu au monde pour nous montrer le chemin de la solidarité et de la compassion ».

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Il précise que la solidarité peut prendre plusieurs formes. « La solidarité, c’est aussi se mettre à l’écoute de tous ces cœurs blessés. Ce n’est pas nécessairement offrir des cadeaux, de la nourriture. Il y a beaucoup de gens qui souffrent et qui n’ont pas besoin de nourriture mais d’attention », exhorte-t-il. Il confie par là même que son « cœur de pasteur saigne devant tant de détresses », mais reste convaincu que « le cœur de l’homme est vraiment un cœur généreux ». Quand on arrive à réveiller cela, les aides se déploient, dit-il.

Magali Deliot, directrice de l’association Planète Enfants considère que même si l’atmosphère n’est pas festive, « le partage envers les plus démunis doit être une priorité pour les familles qui ont les moyens de le faire ». Elle dit constater que « de plus en plus de familles ne peuvent se nourrir correctement ». Elle se sent personnellement un « devoir, en tant que citoyenne, d’aider ceux qui n’en ont pas ».

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La directrice de Planète Enfants confie sa peur pour l’avenir des enfants. « Je crains que de plus en plus de personnes aient des difficultés à se nourrir. D’ailleurs, au niveau de l’association, nous le voyons déjà. Nous recevons de plus en plus de demandes d’aide au niveau alimentaire. Et ce sont des gens qui travaillent déjà ! »

Observateur social et économique et ancien président du Macoss, Geerish Bucktowonsing estime qu’il y aura, ce Noël, « moins de réjouissances et plus de prise de conscience, d’esprit de solidarité qui est un peu dans l’ADN des Mauriciens ». Le coût de la vie ayant bien augmenté, dit-il, « la fête prendra une autre dimension ». Toutefois, grâce à cette même situation sanitaire et économique, « on parviendra à vivre Noël de manière plus profonde, à retrouver le sens même de cette fête ». Et, selon lui, « ce Noël donnera de la matière à réflexion ».
Si jusqu’ici, estime-t-il, on avait tendance à tout prendre pour acquis, on délaissera ce qui est superficiel pour se concentrer davantage sur l’essentiel ce Noël. « On retournera vers les valeurs familiales et profondes. L’esprit n’a jamais été de donner des cadeaux mais de donner de l’amour à travers des cadeaux. On n’a pas Rs 1 000 pour en donner Rs 100 mais on a Rs 10 pour en donner Re 1. » Il souhaite que « l’homme vive davantage le côté intérieur ».

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GÉRARD MONGELARD (PRÊTRE) : « Se mettre à
l’écoute de tous ces cœurs blessés »

En quoi cette fête de Noël sera-t-elle différente pour les familles mauriciennes ?

Je pense que Noël doit toujours être différent dans la manière de célébrer sans pour autant oublier le vrai sens. Ce que nous célébrons à Noël, c’est la naissance de Jésus au milieu de nous. Ce n’est pas qu’un anniversaire ou un événement du passé, mais un avènement à venir. Jésus est venu et reviendra. Noël sera différent dans le sens où il faut revenir à l’essentiel, c’est-à-dire accueillir Jésus venu au monde pour nous montrer le chemin de la solidarité et de la compassion.

On peut dire que c’est un Blessing in Disguise quelque part ? De par les difficultés économiques et le contexte sanitaire, ce Noël se dépouillera-t-il de l’aspect matériel et commercial qui a fait oublier son vrai sens ?

Tout à fait.

Noël est la fête du partage, des réunions familiales, de paix. Quel type de Noël et de fête est-on appelé à vivre cette année ?

Je garde toujours un bon souvenir d’un spectacle sur le vrai sens de Noël où j’ai joué le rôle d’un père riche qui refusait la requête de ses enfants pour accueillir une famille pauvre chez eux pour Noël. Ce père s’est finalement laissé toucher sur l’insistance de ses enfants en ouvrant son cœur et ses mains pour accueillir le pauvre et ce fut un Noël pas comme les autres.

Noël et la période de fêtes de fin d’année sont aussi accompagnés d’un élan de solidarité avec les plus démunis. En cette période de crise économique ou même certains qui pouvaient donner se retrouvent en difficulté, peut-on dire que les aides et autres soutiens seront toujours là ?

C’est vrai que tout le monde est touché par la pandémie de Covid-19. En parlant de solidarité il n’y a pas une seule manière de la vivre. En disant cela, je pense à ces nombreuses familles frappées par la mort d’un proche. Comment se mettre à l’écoute de ces personnes accablées ? Quelle solidarité avec les nombreux étudiants de familles modestes qui n’ont pas les moyens pour suivre les cours dispensés ? La solidarité, c’est aussi se mettre à l’écoute de tous ces cœurs blessés.

Donc, il n’y a pas que les dons en termes financiers ou de produits alimentaires. La solidarité peut prendre plusieurs formes ?

Oui, ce n’est pas nécessaire d’offrir des cadeaux, de la nourriture. Il y a beaucoup de gens qui souffrent et qui n’ont pas besoin de nourriture mais attention. On peut écouter et accompagner ces personnes. De plus en plus, je sens cela. On peut être riche de beaucoup de choses mais pauvre en attention et en écoute. On devrait pouvoir dire ce qu’on ressent profondément. Je trouve que l’écoute est un aussi un geste de solidarité à mettre en pratique.

Quelles sont vos préoccupations à la veille de la période des fêtes ?

Le personnel de santé voit des malades et des morts tous les jours. Ils sont affectés physiquement et moralement. Moi, je reçois tous les jours des demandes de prières ou j’entends des cris de douleur des personnes accablées par la maladie ou la mort d’un proche. Mon cœur de pasteur saigne devant tant de détresses. En même temps la situation malsaine dans lequel mon pays est plongé me préoccupe beaucoup.

De manière plus symbolique, Noël nous renvoie aussi à l’espoir à travers l’attente de la naissance du rédempteur pour les chrétiens. Quels sont vos attentes et votre espoir pour notre société ?

N’en déplaise à certains, notre société est vraiment malade. Le système dans lequel nous sommes est dépassé. À l’époque de Jésus, il y avait aussi des exclus, de la corruption et des passe-droits. On s’attendait à avoir un Sauveur qui allait venir avec force et grande armée pour mettre de l’ordre. Mais ce Sauveur est venu au monde dans les conditions que l’on connaît. C’est ce Sauveur pauvre et méprisé qui nous sauve. Il nous faut espérer contre toute espérance. Quand le cœur de l’homme change, le monde change.

Quel message Noël est-il susceptible d’avoir cette année ?

Je ne vois pas de message plus pertinent que celui donné par Jésus au chapitre 25, dans Saint Mathieu « J’avais faim vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, vous m’avez donné à boire ; j’étais malade, vous êtes venu me visiter ; j’étais nu, vous m’avez habillé ; j’étais un étranger, vous m’avez accueilli (…) À chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ses petits qui sont mes frères et sœurs c’est à moi que vous l’avez fait. »

Donc, le message de solidarité rattaché à Noël de par ces paroles n’a jamais été aussi d’actualité…

Cela a toujours été d’actualité. Peut-être a-t-on un peu oublié le sens. Quand on parle de revenir à l’essentiel, c’est vraiment reconnaître qui est celui qui vient, pas celui qui vient en fanfare mais celui qui vient pour nous montrer le chemin de la solidarité. Cette solidarité est à la portée de tout le monde.

Tout le monde peut donner à manger, donner un verre d’eau. Si on va à l’hôpital et qu’on voit un patient sur son lit, on peut s’approcher de lui, lui parler et lui donner un verre d’eau. C’est à portée de tout le monde. On ne peut dire que c’est compliqué à faire. Du petit au plus grand, c’est à la portée de tous.

Un dernier mot…

Quand je vois tous ces gestes de solidarité – il n’y a pas un jour où je ne reçois pas un appel pour me dire qu’on peut faire telle chose – je me dis que les cœurs commencent à s’ouvrir.

Je crois qu’en chaque personne, il y a ce désir sincère de se mettre au service des autres. Il faut savoir réveiller ce qui est profond en l’homme. Le cœur de l’homme est vraiment un cœur généreux. Quand on arrive à réveiller cela, les aides se déploient. Je suis très touché de voir le nombre de réponses aux appels de solidarité.


MAGALI DELIOT (PLANÈTE ENFANTS) : « Le partage avec les
plus démunis doit être une priorité »

En quoi ce Noël sera-t-il différent pour les familles mauriciennes ?

Déjà, le virus a fait basculer nos vies. Beaucoup de personnes sont mortes. Beaucoup de familles sont en deuil. Des enfants ont perdu leurs parents et, d’autre part, le coût de la vie a augmenté drastiquement. Nous sommes ainsi nombreux à ne pas avoir le cœur à faire la fête cette année.

Noël sera donc dégagé de l’aspect matériel ?

Pour moi, personnellement, oui. Je pense qu’il y a aussi d’autres familles qui sont comme moi. Quant au reste, je ne peux parler en leur nom. Mais beaucoup de familles vont quand même réfléchir à la manière de vivre Noël cette année. Ma famille et moi, nous n’allons rien faire de spécial. Nous allons certainement avoir un dîner, mon époux, ma fille, mon frère et moi-même. On sera peut-être six ou sept à table, pas plus. Les années précédentes, on célébrait Noël en France. Cette année, on ne prendra pas le risque de voyager même si on est vaccinés. Cette année, Noël sera malheureusement plus triste.
Mais je pense que même si l’atmosphère n’est pas festive, le partage avec les plus démunis doit être une priorité pour les familles qui ont les moyens de le faire évidemment. Si une famille a les moyens de donner un petit panier de Noël, soit un “food pack” avec deux trois petits plus à une famille démunie, il faut vraiment le faire. Il y a, en effet, de plus en plus de familles qui ne peuvent se nourrir correctement malheureusement puisque la vie est devenue très chère.

Noël et la période de fêtes de fin d’année sont aussi accompagnés d’un élan de solidarité avec les plus démunis. En cette période de crise économique ou même certains qui pouvaient donner se retrouvent en difficulté, peut-on dire que les aides et autres soutiens seront toujours là ?

De notre côté, à Planète Enfants, on n’a pas baissé les bras même si l’année a été très difficile. Les familles d’Albion et de Canot auront leur panier de Noël. Malheureusement, les enfants n’ont pas eu leur fête comme c’est le cas d’habitude au Nautilus, à Albion. Avec la situation sanitaire, nous avons annulé. Ils vont toutefois avoir leur cadeau et on va offrir du matériel scolaire à un millier d’enfants de la région. Je pense que l’élan de solidarité sera encore plus grand cette année. Du moins, je l’espère.

De quelle forme de solidarité parlez-vous précisément ?

Aider une famille, lui donner un panier de Noël, comprenant des produits alimentaires comme je l’ai dit. Donner aussi un cadeau à un enfant car Noël, c’est surtout la fête des enfants. Noël étant une fête de partage, il faut partager. On ne partage pas seulement avec la famille mais avec les autres qui n’ont pas.

Pour moi, c’est une priorité à Noël. Cela passe avant les fêtes familiales, etc. Moi, je suis focalisée sur les familles qui n’ont rien. Comme j’ai la chance d’avoir et en tant que citoyenne de ce pays, c’est mon devoir d’aider ceux qui n’ont pas.

Donc, il n’y a pas que les dons en termes financiers ou de produits alimentaires. La solidarité peut prendre plusieurs formes ?

En fin de semaine, j’ai été contactée par un nouveau restaurant qui va ouvrir à Albion en février. La personne en question a décidé de faire un petit spectacle son et lumière devant son restaurant qui mène sur la plage d’Albion. Il a invité une vingtaine d’enfants de notre association. Il leur servira ensuite une petite collation. Vu qu’ils n’ont pas eu de fête, ces enfants pourront ressentir une petite joie et sortir de cette routine consistant à rester à la maison, à suivre les cours en ligne. Du reste, tous ne peuvent suivre les cours en ligne car n’ayant pas d’ordinateur…

Chacun donc peut voir comment il peut tendre la main à quelqu’un…

Voilà ! Moi, par exemple, à Noël, je vais prendre un enfant qui n’a personne. Il viendra chez moi et passera Noël avec ma famille. On peut inviter une famille démunie chez soi par exemple et partager un repas avec elle. Moi, je le ferai après Noël.

Quelles sont vos préoccupations à la veille de la période de fêtes ?

Étant constamment sur le terrain, je dois dire que je suis très inquiète pour l’avenir de mon pays. J’ai peur pour l’avenir des enfants. Je crains que de plus en plus de personnes n’aient des difficultés à se nourrir. D’ailleurs, au niveau de l’association, nous le voyons déjà. Nous recevons de plus en plus de demandes d’aide au niveau alimentaire. Et ce sont des gens qui travaillent déjà !

Malheureusement, arrivé le 15 du mois, ils n’ont plus rien et ne peuvent acheter de la nourriture. On essaie de les aider au maximum mais il faut savoir que les entreprises sponsors n’ont pas réalisé autant de profits. On a moins de dons qu’avant. On essaie quand même d’aider un maximum de personnes mais on ne peut aider tout le monde.

De manière plus symbolique, Noël nous renvoie aussi à l’espoir à travers l’attente de la naissance du rédempteur pour les chrétiens. Quels sont vos attentes et votre espoir pour notre société ?

J’aimerais que les mentalités changent, que nous arrêtions de juger sans arrêt. Sur les réseaux sociaux, on juge beaucoup pour un oui, pour un non. Je souhaite que les gens soient plus généreux et plus gentils envers les autres. Avec ce virus, j’attendais que les gens comprennent qu’ils doivent changer leur vie matérialiste mais au contraire cela a empiré. Les gens sont aigris.

J’aimerais que les gens soient un peu plus joyeux en dépit des restrictions sanitaires. Après, il faut toujours garder espoir que des choses meilleures arriveront devant. Il ne faut jamais perdre espoir. Même nous, au niveau de notre association, on a tendance à vouloir baisser les bras mais il y a une solution qui arrive toujours. Il faut garder la foi en Dieu.

Quel message Noël est-il susceptible d’avoir cette année ?

Les gens doivent arrêter de courir après tout ce qui matériel. La vie ne tient qu’à un fil. Il faut travailler à devenir des êtres meilleurs.


GEERISH BUCKTOWONSING (ACTIVISTE SOCIAL) : « Délaisser
le superficiel pour l’essentiel à Noël »

En quoi ce Noël sera-t-il différent pour les familles mauriciennes ?

Pour moi, Noël a trois dimensions : spirituelle – en tant qu’ancien habitant de Ward IV, j’ai toujours vu les chrétiens assister à la messe de minuit au Monument Marie Reine de la Paix pour célébrer la naissance de Jésus ; familiale – toutes communautés se réunissent autour d’un repas et plusieurs générations se retrouvent. Troisièmement, Noël, c’est une fête pour les enfants. Je ne connais pas d’enfant qui n’aime pas recevoir un cadeau à Noël. Il y a toute une organisation autour du sapin, etc.

À Maurice, la famille reste un pilier. Mais cette année, le Covid-19 touche beaucoup de Mauriciens. Combien de personnes n’ont-elles pas été emportées par le virus ? C’est dur. De plus, il y a les nouveaux variants comme Omicron qui préoccupe. Pour moi, donc, ce Noël sera différent dans la mesure où il y aura moins de réjouissances et plus de prise de conscience, d’esprit de solidarité qui est un peu dans l’ADN des Mauriciens.

Noël est la fête du partage, des réunions familiales, de paix. Quel type de Noël et de fête est-on appelé à vivre cette année ?

La fête de Noël aura une autre dimension. Le coût de la vie a beaucoup augmenté, le pouvoir d’achat a diminué. On ne pourra s’offrir les mêmes types de cadeau que d’habitude. Même au niveau des associations, il n’y aura pas de célébration de Noël comme d’habitude à cause des restrictions. Ce qui est toutefois important, c’est de continuer à se réunir en plus petit groupe autour d’un repas et d’une petite distribution de cadeaux.
Mais, grâce à la situation sanitaire et économique, on parvient à vivre Noël de manière plus profonde, à retrouver le sens même de Noël. Quelles que soient les classes sociales, Noël donnera à chacune de la matière à réflexion : un ami avec qui on a pris un pot récemment n’est plus là, etc.

C’est une occasion pour chacun de faire une introspection et de méditer sur son être intérieur. À l’intérieur de nous, il y a toujours le bon et le mauvais. Toutes ces épreuves nous poussent à réfléchir. On avait jusqu’ici tendance à tout prendre pour acquis. On délaissera plus ce qui est superficiel pour se concentrer sur l’essentiel ce Noël. On retournera vers les valeurs familiales et profondes.

En cette période de crise économique où même certains qui pouvaient donner se retrouvent en difficulté, pensez-vous que les aides et autres soutiens seront toujours là ?

Il est vrai que beaucoup d’associations ont des difficultés à trouver des sponsors en ce moment. Il y a des personnes qui n’ont plus un salaire ou qui ont vu leur salaire diminuer. Mais il ne faut pas oublier que l’esprit n’a jamais été de donner des cadeaux mais de donner de l’amour à travers des cadeaux. Il s’agit plus de “caring and sharing”. Personne n’aimerait voir un enfant à côté de lui n’avoir aucun cadeau. D’accord, on n’a pas Rs 1 000 pour en donner Rs 100 mais on a Rs 10 pour en donner Re 1. Le geste de “caring and sharing” doit être consolidé. La charité commence chez soi, dans la famille certes, mais elle s’étend dans la communauté. Le mot Amour est fortement associé à Noël.

Quelles sont vos préoccupations à la veille de la période de fêtes ?

J’aurais souhaité voir l’économie rebondir. L’argent ne fait pas le bonheur mais l’argent est l’attribut du bonheur. J’aurais souhaité aussi qu’on trouve une solution contre le Covid-19. J’ai une préoccupation pour notre jeunesse car la drogue, l’excès d’alcool et les accidents l’affectent.

Pendant la période de fêtes, je n’aurais pas voulu entendre des jeunes mourir dans des accidents. Nos ressources principales à Maurice sont humaines. J’aimerais voir nos jeunes équipés au niveau technologique pour que notre pays soit compétitif dans ce secteur. Ce qui permettrait à Maurice, qui n’a pas de ressources naturelles, de rayonner dans la région.

De manière plus symbolique, Noël nous renvoie aussi à l’espoir à travers l’attente de la naissance du rédempteur pour les chrétiens. Quels sont vos attentes et votre espoir pour notre société ?

Dans toutes les religions, on a vu que la prière est source d’espoir. Donc, j’ai l’espoir de voir un vaccin bien plus efficace, que l’on pourra avoir une immunité qui dure plus longtemps. À travers le monde, nous avons un certain art de vivre. Jusqu’ici, il y a eu plus d’accent sur le côté matériel.

Moi, j’aurais aimé que l’homme vive davantage le côté intérieur. Que les Mauriciens gardent leurs valeurs comme le sourire, la joie de vivre. On veut voir tout le monde progresser. Ou a plusieurs exemples de personnes qui sont sorties de la pauvreté pour atteindre des sommets au niveau national et international.

Quel message Noël est-il susceptible d’avoir cette année ?

Noël, c’est l’amour, c’est la lumière. Nous sommes un pays de croyants. Mon message serait : Never give up et ensemble, nous relèverons les défis. Ensemble, nous innoverons et travaillerons de manière intelligente. Et ensemble, nous montrerons cet esprit de Caring and Sharing pour contribuer à ce New Normal.

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