ENTREPRISE — Lakshmee Sweets : Les délices indiennes de Baby Lachman

C’est un voyage sensoriel unique, empreint de textures fondantes et de parfums intenses, qui émane de la cuisine de Baby Lachman. Sa spécialité se décline autour des délices indiennes. La rencontre avec ces douceurs de la table est une expérience raffinée offrant un équilibre subtil au palais. Les préférences de ses clients, en quête d’authenticité et de saveurs, demeurent l’Idli, le mawa samoussa, ou encore le rasgulla.

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Ce qui n’était au départ qu’un plaisir personnel et un geste de partage est aujourd’hui une activité structurée. L’entreprise Lakshmee Sweets est située au cœur de Rose-Belle où Baby Lachman privilégie avant tout le fait maison et travaille pour cela essentiellement sur commande. Le fait d’avoir choisi le nom de Lakshmi, la déesse, est pour elle un signe de bénédiction et de gratitude pour cette opportunité de partager son talent. Elle aime bien ce lien de proximité et de convivialité avec ses clients. Ses recettes portent sur des gâteaux traditionnels indiens et fait intéressant, chaque gâteau porte une pensée symbolique et accompagne les moments forts de la vie. Ainsi, on retrouve le mawa samoussa préparé lors des grandes célébrations. Quant au modak, il est sacré et sa préparation est très spécifique. On le prépare presque exclusivement pour la fête de Ganesh Chaturthi, car c’est la douceur préférée du dieu Ganesh. Le rasgulla reste le favori de tous les Mauriciens et n’a pas besoin d’une occasion particulière. On le savoure juste pour le plaisir d’un bon gâteau bien sirupeux.
Âgée de 40 ans, Baby Lachman incarne la détermination et le dévouement. Son éducation au sein d’une famille modeste lui a forgé un caractère résilient et un sens profond des réalités. Épouse et mère de famille, elle porte sur ses épaules la gestion complète du foyer, veillant au bien-être de chacun avec une attention constante. En plus de ses responsabilités familiales, Baby mène une carrière stable au sein d’une compagnie. Ce job professionnel lui demande rigueur et énergie au quotidien, mais elle ne s’arrête pas là. C’est dans son temps libre, par pure passion, qu’elle développe le concept “Madame Gâteau”. Pour elle, confectionner des gâteaux indiens n’est pas une simple tâche, c’est un prolongement d’elle-même qu’elle cultive avec amour à côté de son emploi principal.
Baby ne se contente pas de créer des délices indiennes, mais à travers sa pâtisserie et les effluves qui émanent de ses douceurs, elle sait raconter l’histoire de chaque gâteau et partager cette culture indienne à travers chacune de ses créations. D’où l’idée de créer son entreprise Lakshmi Sweets qui, dit-elle, émane d’un geste de cœur.
Le déclic s’est produit au cours d’une visite dans une maison de retraite où Baby Lachman choisit de ne pas simplement donner une contribution financière, mais d’offrir quelque chose de personnel et de chaleureux. « Je me suis mise aux fourneaux pour préparer des douceurs traditionnelles, notamment les fameux gâteaux patate. Le succès a été immédiat : la joie et les compliments des résidents ainsi que les collègues présents ce jour-là ont agi comme une révélation. Ce moment de partage a été le véritable déclic qui m’a poussée à transformer cette passion en une petite entreprise florissante. »

Préserver l’authenticité

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Son concept dans la préparation des gâteaux indiens s’est construit sur deux approches, le “handmade” (fait main) et le “homemade” (fait maison). « Chaque gâteau est préparé avec une attention minutieuse, avec les meilleurs ingrédients, comme si ma famille était à votre table. Je propose une large gamme de douceurs traditionnelles indiennes, élaborées avec le savoir-faire du foyer mauricien : gâteau patate, ladoo, kaja, gulab jamun, rasgulla, barfi, gâteau zinzeli, tekwa, mawa samoussa, kanawla, idli et modak. »
Elle privilégie aussi le packaging pour garantir la fraîcheur et faciliter le transport de ses produits. Baby raconte que lors de la préparation du rasgulla, pour éviter que les boules ne craquent à la friture, son secret réside avant tout dans la texture et le façonnage manuel. « Je confectionne chaque boule moi-même pour sentir la pâte sous mes doigts. C’est le seul moyen de bien juger la consistance et de m’assurer qu’elle est parfaitement lisse. Il faut prendre le temps de bien lisser les boules avant de les plonger dans l’huile. Si la surface est impeccable au départ, elle ne craquera pas à la cuisson. Le “fait main” me permet de savoir exactement si la pâte a besoin d’être travaillée un peu plus pour éviter les bulles d’air qui causent les fissures. »
Quant à la préparation du barfi, elle se fait sur trois étapes. « Tout commence par un sirop bien épais (consistance de “fil”), c’est la base indispensable pour la tenue. Il faut être patient et bien laisser sécher le mélange de lait jusqu’à ce que la pâte se détache des parois. C’est le secret ultime. Je le prépare toujours la veille, je le laisse bien sécher à l’air libre, puis je le garde au frais avant de passer à la découpe. » En ce qui concerne la durée de la conservation des gâteaux indiens, le rasgulla, le gulab jamun et le barfi se conservent au frais pendant cinq jours maximum en les gardant au réfrigérateur dans une boîte hermétique pour éviter qu’ils ne prennent l’odeur d’autres aliments. Pour les gâteaux frits ou secs tels que ladoo, zinzeli, tekwa et kaja, il faut les garder à température ambiante, environ une semaine en les plaçant dans un endroit sec, à l’abri de l’humidité, dans un contenant bien fermé.
Lorsqu’on demande à Baby les épices qui sont indispensables à la réalisation de ces gâteaux, elle dira que l’élaiti (cardamome) reste la reine des mithai. C’est l’épice indispensable qui apporte cette touche finale et ce parfum authentique que ses clients recherchent. « Ma technique est simple, j’ajoute de l’élaiti,voire une pincée dans toutes mes préparations, du barfi aux rasgullas, pour relever le goût du lait et du sucre. Pour le gâteau patate ou le ladoo, l’élaiti apporte une note de fraîcheur qui équilibre la richesse du gâteau. C’est cette odeur caractéristique qui se dégage dès que l’on ouvre une de mes boîtes, rappelant immédiatement les douceurs traditionnelles faites à la maison. » Elle propose aussi des coffrets assortis pour découvrir ces différentes variétés de gâteau et souhaite élargir son portefeuille d’emballages pour offrir des options plus variées, allant de coffrets cadeaux élégants pour les grandes occasions à des formats plus pratiques pour le quotidien.
Ce qui fait la recette de son succès repose sur des mots simples : « Tout a commencé par un don en maison de retraite, et cet esprit de partage reste dans chaque boîte que je prépare. Le “handmade” et le “homemade” garantissent un goût que l’on ne retrouve pas dans l’industrie. » Les projets de Baby Lachman pour l’avenir sont tournés vers l’amélioration de l’expérience client et les célébrations à venir et son souhait est de continuer à peaufiner ses recettes pour que chaque fête soit encore plus gourmande pour ses clients.

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