Répondant à l’interpellation parlementaire de Reza Uteem au sujet de la réduction du montant de Stakes Money par PTP et les actions prises ou prévues par les autorités hippiques, le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, affirme que l’organisateur des courses hippiques, People’s Turf Club, a dans une lettre datée du 15 juin 2023, accompagnée d’un courriel daté du 26 juin 2023, notifié la Horse Racing Division de sa décision.
Les principales raisons évoquées dans la lettre pour justifier cette réduction sont que l’industrie des courses hippiques souffre d’un manque de revenus dû à une diminution massive des recettes, de paris et à une baisse drastique des redevances respectives. Le ministre a ajouté que les montants du Stakes Money relevaient de la seule responsabilité de l’organisateur des courses. Et que ni la GRA Act, ni les Rules of Racing de la HRD ne prévoient de réglementer à cette enseigne. Ainsi en vertu de la règle 61 des Rules of Racing, la HRD a émis un communiqué le 3 juillet pour en informer toutes les parties prenantes.
Reza Uteem a rappelé au ministre que c’était la deuxième baisse cette saison, sans réaction de la GRA, qui avait pourtant contraint le Mauritius Turf Club à revoir une même décision dans le passé. Renganaden Padayachy explique que, selon la loi, le GRA n’a pas le droit de demander à un organisateur des courses d’augmenter ou de diminuer les montants du Stakes Money et a avoué ne pas être au courant des pressions exercées par la GRA sur l’autre organisateur dans le passé et a dit qu’il allait s’enquérir de la situation.
Reza Uteem a alors demandé au ministre si le recul des revenus des écuries avec cette baisse n’allait pas encourager les professionnels des courses à recourir aux paris illégaux pour l’entretien des chevaux. Le ministre devait concéder la pertinence de l’interpellation supplémentaire du député MMM et devait ajouter qu’il fallait trouver le juste équilibre entre les montants du Stakes Money offerts aux propriétaires et la profitabilité de l’organisateur des courses.
Renganaden Padayachy a alors demandé un peu de temps pour analyser en profondeur l’évolution des tendances dans ce secteur pour mieux évaluer l’impact de la diminution des stakes money, la profitabilité et les recettes pour l’organisateur des courses.
De son côté, Franco Quirin du MMM s’est aussi intéressé à l’industrie hippique et a questionné le ministre principalement sur ses dépenses et revenus. Le ministre Padayachy avance que le coût encouru par le gouvernement par l’intermédiaire de la Horse Racing Division (HRD) pour la saison 2022 était de Rs 51,7 millions, soit Rs 29,3 millions au titre des frais de laboratoire, Rs 15,3 millions pour les honoraires des employés étrangers du Control of Racing, Rs 5,2 millions pour les équipements et dépenses annexes et Rs 1,9 million pour les frais de personnel.
En ce qui concerne la collecte des taxes, les montants sont: pour 2020 Rs 476,2 millions, 2021 : Rs 413,2 millions, 2022 : Rs 446,4 millions. Pour les autres revenus, à savoir les licences, les pénalités et autres : Rs 58,6 millions en 2020 M, 2021 : Rs 57,3 millions en 2021, et Rs 53,4 millions.
Enfin, pour ce qui est des montants alloués par le gouvernement, le ministre indique pour l’année financière 2020 -2021 : Rs 43 millions ; pour 2021 -2022 : Rs 37,9 millions et pour 2022- 2023 : Rs 92 millions.
Les paris illégaux ont été au centre de la question supplémentaire du député Quirin au ministre des Finances qui a dit laisser le soin au régulateur, par son indépendance de proposer des mesures pour mieux contrôler les courses. Le ministre a concédé ne pas savoir comment bien réguler les courses, parce que « je ne suis pas un expert des courses ». Enfin, le député Quirin a interpellé Renganaden Padayachy sur la confiance perdue par l’industrie hippique et principalement avec la nouvelle compagnie organisatrice de courses. Le ministre est resté dans les généralités avant de conclure :« Nous avons un nouvel organisateur qui est en train d’organiser les courses, nous allons voir comment cela évolue et par la suite nous ferons les recommandations au niveau de mon ministère avec la GRA. »

