L’équipe de France a calé contre l’Australie (défaite 2-1) hier, deux jours après sa victoire contre la Suisse. Ses espoirs de qualification pour le tournoi final de Coupe Davis s’amenuisent avant le grand combat, dimanche, contre la Grande-Bretagne et son public.
L’étoile des Bleus, étincelante la veille face à Stan Wawrinka et compagnie, a un peu pâli sous les coups de raquette des Australiens, finalistes de la précédente édition, sortis vainqueurs hier du double décisif. Les deux équipes comptent une victoire chacune à la veille de l’affrontement entre la Suisse et la Grande-Bretagne d’Andy Murray, que les Français vont devoir défier dans une salle annoncée comble à Manchester (plus de 13 000 places), dimanche, en conclusion de la phase de groupes.
« Il y aura aujourd’hui une journée pour un peu récupérer, digérer, et après bien se préparer parce que ça va être un gros combat, avec une ambiance de Coupe Davis », a commenté le capitaine Sébastien Grosjean.
Les deux premières places qualificatives pour les quarts de finale de Coupe Davis, prévus en novembre à Malaga en Espagne, se sont éloignées hier, malgré un bon départ dans l’après-midi. L’impeccable Adrian Mannarino (34e mondial) a prolongé son invincibilité cette semaine en maîtrisant Max Purcell (43e), son jeu d’attaque et ses services puissants (14 aces), ainsi qu’une gêne aux adducteurs qu’il traîne depuis l’US Open. Le premier point rapporté par Mannarino (7-6, 6-4) a été effacé ensuite par Alex De Minaur, 12e mondial, lequel a fait respecter son rang face à Ugo Humbert (36e), 7-6, 6-3. Le sort de la rencontre s’est ensuite joué dans le double et, malheureusement pour les Bleus, la paire formée par Edouard Roger-Vasselin et Nicolas Mahut n’a pas fait le poids face à Matt Ebden et Max Purcell (7-5, 6-3), apparus supérieurs tout au long de l’échange.
Arrivé mercredi à Valence pour rejoindre l’équipe de Serbie en phase poules de Coupe Daivs, Novak Djokovic devrait défendre les couleurs de son pays contre l’Espagne aujourd’hui dans le Groupe C. Et malgré la fatigue accumulée lors de son parcours pour aller chercher son 24e titre du Grand Chelem à l’US Open dimanche dernier, il n’a qu’un seul regret : ne pas défier Carlos Alcaraz.
« La vérité, c’est que j’espérais jouer contre Carlos ici à Valence. C’est un joueur que je respecte beaucoup. Chaque fois que je l’ai affronté, c’étaient des matches durs, c’est une belle personne et un joueur incroyable », a-t-il dit aux journalistes présents lors de son arrivée. Alcaraz, lui, a ainsi décidé de se retirer au dernier moment de la compétition. Attendu lors de cette phase de poules, il a préféré se préserver après une longue tournée américaine (Toronto, Cincinnati, US Open) achevée par une défaite en demi-finale à Flushing Meadows.
Privé de choc face à son dauphin au classement ATP, Djokovic a néanmoins loué le réservoir espagnol et son futur adversaire, remplaçant du Murcien, qu’il connaît et apprécie bien.

