Première session de préparation pour les sportifs d’Horizon Paris 2024, ce lundi
Même si aucune date n’a été pour l’heure arrêtée, le lancement officiel de ce centre devrait se faire au début 2022
Le High Performance Centre (HPC) prend son envol ce lundi, avec les premiers entraînements des sportifs, faisant partie du projet Horizon Paris 2024. Si au niveau de l’administration on s’affûte toujours, en revanche, le directeur de ce centre, Yannick Lincoln, dit espérer que les sportifs seront tous très concentrés et motivés, surtout en ce temps difficile de la Covid-19.
Dans cet élan, le HPC rencontrera d’autres fédérations olympiques, aujourd’hui, après la première session de vendredi. À noter aussi qu’une session de travail a eu lieu entre le HPC et le comité Horizon Paris 2024, lundi à Côté d’Or, afin de coordonner les actions à prendre, en vue des prochains Jeux olympiques de Paris.
« L’idée est de travailler, dans un premier temps, avec les fédérations olympiques et ce, en vue des échéances prévues entre 2022 et 2024. Pour les autres, cela viendra en temps et lieu. L’objectif est d’écouter leurs besoins et surtout d’avoir leur plan de travail à court, moyen et à long terme», déclare Yannick Lincoln, ancien champion de cycliste et actuel directeur du HPC. Ce dernier parle aussi de sa satisfaction de pouvoir enfin accueillir les premiers sportifs, notamment ceux préparant les Jeux olympiques de 2024 à Paris, France.
Côte d’Or toujours pas complété
Yannick Lincoln se dit d’ailleurs convaincu de pouvoir aider à faire de cette structure la pierre angulaire d’un sport local moderne. « Je pense que le ministère des Sports à placer sa confiance en moi, en raison de mon expérience de haut niveau et de mon bagage académique. Ce qui fait de moi la meilleure personne pour encourager et encadrer les sportifs mauriciens. Je vais tout mettre en œuvre, afin d’aider nos athlètes à atteindre leur objectifs », souligne Yannick Lincoln.
Toutefois, précise-il, les travaux touchant à l’infrastructure même de ce centre ne sont pas encore complétés. « La salle de gym est prête. Les préparateurs physiques et l’équipe médicale le sont aussi pour nos grands débuts, demain lundi. Si nous avions attendu que tout soit prêt, nos sportifs auraient été pénalisés surtout ceux d’Horizon Paris 2024, dont la préparation olympique doit débuter rapidement », explique Yannick Lincoln. Et qu’en est-il du lancement officielle du HPC ? « Nous procéderons étape par étape. La présentation officielle du centre se fera lorsque tout sera complété. Je pense que d’ici le début de l’année prochaine, ce sera chose faite », ajoute le directeur du HPC.
Horizon Paris 2024 dans le coup
D’autre part, ce début de camp de préparation se fera sans un seul de ceux faisant partie du groupe Horizon Paris 2024. Le judoka Winsley Gangaya se trouvant actuellement en France, plus précisément au Pôle Espoir de Rouen. D’autres athlètes iront aussi se perfectionner à l’étranger dès janvier prochain, à commencer par la judokate Tracy Durhone, considérée de prioritaire, par le comité Horizon Paris 2024.
Tandis que les deux spécialistes du kitesurf, Jean de Falbaire et Julie Patureau, sont bouclés et il ne reste qu’à confirmer leur destination. Le premier nommé à fait une requête pour entamer une préparation sur trois mois en Amérique du Sud, alors que pour ce qui est de Julie Patureau, les négociations ont été entamées, afin qu’elle intègre la Team Australia, étant actuellement en Australie. « Nous souhaitons que nos sportifs bénéficieront des meilleurs encadrements et participer à un maximum de compétitions. Car le cap des 1000 jours pour les JO 2024, est déjà passé et il nous faut passer à la cinquième vitesse », précise Dominique Filleul, président de Horizon Paris 2024.
Il faut dire que tout commence à s’enchaîner autour de ce centre, notamment après la rencontre de lundi, avec les membres d’Horizon Paris 2024. « Nous avons la chance d’avoir un centre sportif de niveau mondial. L’échange avec les membres du HPC a été très encourageant pour la suite de cette collaboration et, désormais, ils attendent le plan des entraîneurs, afin de fixer les horaires d’entraînements et tous les aspects autour de la préparation des athlètes », fait remarquer Dominique Filleul.
Avec la situation sanitaire prévalant, les compétitions sportives arrêtées, il faut dire que les sportifs connaissent une nouvelle fois un contre-temps dans leur préparation. L’arrivée du High Performance Centre pourra-t-il aider à booster le moral et de permettre de reprendre un nouveau départ, notamment à deux ans des JO de Paris ? Souhaitons tout simplement que le temps ne fasse pas défaut , d’autant que le ministre Stephan Toussaint a placé la barre très haute, avec pour objectif de décrocher des médailles. D’autant qu’à ce jour, le seul médaillé mauricien est l’ancien boxeur, devenu entraîneur, Bruno Julie. Il avait décroché le bronze, lors de l’édition de 2008, à Beijing.

