« Le Premier ministre a pu développer de très bonnes relations avec des grands de ce monde lors de sa participation à la réunion des chefs d’État du 29e sommet de l’Union africaine, à Addis-Abeba, du 3 au 4 juillet », a fait ressortir le porte-parole du gouvernement, Etienne Sinatambou. Après avoir précisé que Maurice accueillera, en mars 2018, l’African Economic Platform, il a aussi dit la « fierté du gouvernement » que notre pays ait remporté l’African Gender Scorecard Award 2017, remis par l’Union africaine. D’autres sujets d’actualité ont aussi été abordés.
Etienne Sinatambou est revenu sur sa précédente conférence de presse, où il avait demandé à Paul Bérenger de « se reprendre ou de démissionner », en arguant : « Ce n’est pas possible que, depuis six mois, ce parlementaire ne propose aucune question alors qu’il perçoit un salaire de base de Rs 74 350, une “petrol allowance” de Rs 18 980, une “driver’s allowance” de Rs 8 820 par mois, une “clerk allowance” de Rs 13 730, une “facility allowance” de Rs 24 000, des “entertainment fees” de Rs 11 000 par mois et une “duty allowance” de Rs 6 805 par mois. Un salaire et six différentes allocations pour Bérenger qui totalisent donc Rs 157 685 pour ne rien faire. La semaine dernière, motus et bouche cousue une fois de plus pour Paul Bérenger, sauf quand il s’agit d’insulter la présidence et la vice-présidente de l’Assemblée. »
Dans un autre ordre d’idées, mais s’en prenant toujours au leader des mauves, le porte-parole du gouvernement estime qu’il faut « arrêter ces connotations de “deal papa-piti” alors que la fille de Paul Bérenger est présidente de l’aile jeune » au No 16. « Tou dimoun ena zot drwa, pena raison aret li si li zenfan kikene. Mais ce que je trouve déplorable, c’est : pourquoi on ne parle pas de “deal papa-tifille”. La fille de Ramduth Juddoo, Nita, est aussi candidate au No 18. Nous acceptons la critique constructive, mais pas la mauvaise foi. »
Sur un tout autre volet cette fois, Etienne Sinatambou dira : « Pa kapav pass sou silans bann propo de Berenger ek amalgam pou fer krwar ki ena malpropete dan alokasion kontra livraison pwason dan prizon par enn presume proch du PM. » Etienne Sinatambou poursuit : « En 2004-2005, quand le MMM était au pouvoir, Basoodeo Seetaram avait eu le contrat et les mêmes recherches démontrent qu’en 2006-2009, sous le primeministership de Navin Ramgoolam, il en avait été de même. C’est scandaleux et inacceptable de faire preuve de tant de malhonnêteté. Il est impensable que le pays puisse mettre son destin entre les mains de Bérenger. Sa façon d’agir est inacceptable. Mais on lui donne l’occasion de se reprendre car il est payé avec de l’argent public. Seki chokan dan loposision aprè bann “walk-out” ridicul, se ki zamai zot presant zot exkiz. »
Intervenant sur le volet de la drogue, mais s’en prenant toujours au leader du MMM, il poursuit : « Paul Bérenger a dit que le combat de Pravind Jugnauth contre la drogue est de l’hypocrisie. Mais le plus grand hypocrite, c’est Paul Bérenger. Ces six derniers mois, il y a eu l’équivalent de Rs 3 milliards de drogues saisies. Dans cette lutte contre la drogue, je déplore aussi le silence de Xavier-Luc Duval. Zamai linn pose enn PNQ lor ladrog. » Quant à Paul Bérenger, il dira de lui : « Li bizin aret fer politik lor lamor nou bann zenfan ki pe soufer akoz trafic ladrog. »
Etienne Sinatambou est ensuite revenu sur les avocats dont les noms ont été cités par des trafiquants de drogue. « Tant qu’il n’y a pas de rapport de la commission qui incrimine une personne, tout n’est qu’allégations. » Et le ministre de rassurer la population à l’effet que « Pravind Jugnauth a dit à plusieurs reprises qu’il sera sans pitié sur la question de la drogue, ce qui s’applique aussi aux personnalités proches du pouvoir ». Etienne Sinatambou dira encore : « Ena enn travay de destabilisasion pou ralenti gouvernma so travay. Kan enn avoka fer enn visit prisonie, zot dir li proch ar trafikan », dira Etienne Sinatambou.
Abordant ensuite la politique étrangère, le ministre a évoqué la mission « fructueuse » du Premier ministre en Éthiopie, sa rencontre avec Amina Mohamed, vice-secrétaire générale de l’Onu, et la question des Chagos, avant de noter d’autres rencontres internationales, notamment avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.