Le Front Commun des Travailleurs Sociaux (FCTS) a affirmé ce matin à un point de presse à Port-Louis le maintien de la manifestation prévue ce samedi dans les rues de la capitale bien que les organisateurs n’aient reçu à ce jour aucune confirmation des autorités compétentes. Ils réclament également une commission d’enquête sur la gestion de la CWA, dénonçant dans la foulée le gaspillage d’eau dans le pays.
« Kouma kapav ena lasesres ek inondasion dan enn pei an mem tan ? Kouma eski sertin lakaz gagn dilo 24 er lor 24 ? », s’interroge pour sa part Audrey Toussaint, nouveau membre du groupe Azir Moris, qui participe également aux actions citoyennes prévues. « Koman eski li possib ki CWA pe anonse ki apartir zordi zot pou larg dilo full ziska mwa juillet ? », lance pour sa part Salim Muthy. « Pa konpran kouma enn premier minis kapav les ogmentasion dilo alor ki swadisan ena la sesres ? », dit Jameel Peerally.
La problématique de l’eau a été évoquée ce matin à un point de presse des travailleurs sociaux de l’île au Centre Social Marie Reine de la Paix à Port-Louis. Les intervenants ont pointé du doigt la Central Water Authority (CWA), soulignant sa mauvaise gestion. D’où le maintien des actions civiques, même si aucune autorisation en ce sens n’a été donnée : water walk dans les rues de Port-Louis à 14 h 30 de la rue St-Georges en passant par les rues Barracks, Edith Cavell, John Kennedy pour rejoindre la Place d’Armes où un meeting est prévu. Les membres du FCTS ainsi que ceux d’Azir Moris prévoient ensuite de tenir une veillée afin de dénoncer les abus et les conditions de vie de ceux qui éprouvent des difficultés face à la distribution d’eau.
Faisant référence à l’augmentation du tarif d’eau de 35 %, qui prend effet incessamment, Salim Muthy prenant la parole ce matin, a fait ressortir sa crainte que cette stratégie ne soit utilisée pour « appauvrir les personnes au bas de l’échelle sociale ». C’est pourquoi il appelle à la solidarité nationale. « Nou pa pe rod renvers gouvernman morisien. Nou pe fer enn mouvman symbolik. Enn sakrifis an sign de solidarite ek bann dimounn ki pa gagn dilo », fait ressortir M. Muthy. D’où l’importance d’une commission d’enquête pour déceler les lacunes qui règnent à la CWA.
Jameel Peerally, membre d’Azir Moris, appréhende pour sa part l’avenir des générations futures. Pour lui, le gouvernement n’a pas su définir ses priorités. Il a également mis l’accent sur la prise de conscience des Mauriciens concernant la gestion de l’eau dans le pays. Concernant les manifestations prévues le 21 janvier, M. Peerally a laissé entendre qu’il est temps que les Mauriciens se mobilisent afin de faire entendre leur voix. « Bizin mett politique ek partisan de kote », a-t-il lancé.
Audrey Toussaint a quant à elle souligné l’importance de la consolidation des réservoirs, particulièrement celui de Mare-aux-Vacoas, tout en faisant mention de l’urgence de la mise en place de méthodes de prévention par les autorités concernées. Eddy Sadien a rappelé les diverses manifestations tenues l’année dernière dans diverses régions de l’île afin d’alerter l’opinion publique sur le gaspillage d’eau et la mauvaise gestion de la CWA. « Nou pa dakor avek bann pwin avanse par gouvernman lor mank dilo dan reservwar. » D’ailleurs, le FCTS craint la privatisation de la CWA. « Se enn stratezi pou bann dimounn dan pouvwar pou gagn plis kass » a indiqué le travailleur social de Vallée-Pitôt.