S’il y a un département de la force policière qui est favori pour le Letchi d’or cette année, c’est bien la Police des jeux dont le chef est contesté eu égard à son parcours à l’ICAC.

Premièrement, parce qu’un haut gradé de cette unité a permis à un prévenu, dans l’affaire du dopage d’Aspara, de quitter sa cellule au mépris de toutes les procédures policières et judiciaires.

Puis, parce qu’il l’a l’accompagné dans une banque commerciale de la capitale pour qu’il fasse un retrait important, représentant apparemment sa part du gâteau dans le dopage.

Enfin, parce qu’au retour à la cellule du poste de police, il a voulu remettre cette somme à un sergent de son unité qui a refusé d’obtempérer, puisque les procédures n’ont pas été respectées.

Résultat des courses : dans un premier temps, un nouveau haut gradé, qui est tout autant contesté à cause de sa proximité avec un bookmaker “protégé” par la GRA, a été nommé pour le remplacer. Après plusieurs semaines, les deux hauts gradés sont tous les deux en poste, ce qui, pour cette si petite unité, en fait une armée où proportionnellement il y a plus de chefs que de soldats.

Mais il y a pire : si le haut gradé fautif est toujours en poste, son subalterne, le sergent, qui n’a pas voulu participer à son action a, lui, été transféré. Comme quoi, à la police, être un honnête officier n’est pas toujours récompensé.