Une guerre est ouverte entre la famille Mungar de Camp-de-Masque-Pavé et le ministère de la Santé, et ce après que Deoparsad Mungar est décédé à l’âge de 60 ans en mars 2017 à la suite d’un cancer. La famille a intenté un procès contre le ministère pour négligence médicale. La première audience a eu lieu le 15 mars dernier, pendant laquelle le ministère a rejeté en bloc les allégations des Mungar.

Les faits remontent à janvier 2016. Deoparsad Mungar se rend à l’hôpital ENT, à Vacoas, car souffrant d’un mal de gorge et de dysphagie. Les diagnostics démontrent qu’il souffre d’amygdalite folliculaire et il reçoit les traitements nécessaires pour la maladie. Plusieurs jours après, le patient se plaint toujours de maux de gorge. Malgré cela, il est autorisé à rentrer chez lui et le médecin lui demande de revenir un mois plus tard. Le 20 janvier, Deoparsad remarque que ses amygdales sont légèrement enflées, ce qui nécessite une chirurgie. Trois jours plus tard, le vieil homme se fait opérer pour enlever ses amygdales, qui seront ensuite envoyées pour les besoins d’une histopathologie.

Selon son fils, Vedansing, quand son père s’est rendu à sa consultation, le 24 janvier, le rapport concernant son amygdale droite était manquant. Le 25 janvier, il est autorisé à rentrer mais est forcé de revenir à l’hôpital deux jours après car éprouvant des difficultés à avaler correctement les aliments.

Ce n’est qu’en juin 2016 que le rapport est retrouvé et que le patient est informé qu’il est atteint d’un cancer de la gorge, soit d’un “moderately disseminated squamous cell carcinoma”. Les médecins ont aussitôt démarré ses traitements en radiothérapie. Mais il était alors trop tard, le cancer s’étant déjà propagé dans d’autres parties du corps.