Le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, lance ce lundi les débats budgétaires à l’Assemblée nationale.

Après le Grand oral du Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, jeudi dernier, le leader de l’opposition ne prévoit pas de Private Notice Question (PNQ) pour cette séance. Les parlementaires débattront sur les différents aspects de ce quatrième Budget du gouvernement.

Parmi les orateurs, nous retrouverons le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, le ministre du Tourisme, Anil Gayan, et le ministre de la Bonne gouvernance, Sudhir Seesungkur. Ainsi que les députés Zubeir Joomaye, Ezra Jhuboo, Bashir Jahangeer et Sudesh Rughoobur, entre autres.

  • Le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval qualifie le Budget de « trompe l’oeil », qui « ignore les réalités économiques »
  • XLD a identifié sept « gros problèmes » du Budget :

– Decline in Economic Performance. Poor stewardship.

– Failure to address problems of vital economic sectors

– Misguided tax incentives

– Excessive secrecy endangering our democracy

– Harmful measures. Petrol prices. Subsidies.

– Half baked measures.

– Failure to improve vital public services

  • Pour XLD, la seule mesure économique qui a été faite consiste à vendre notre pays aux étrangers. Il soutient également que le Budget « est un exercice de communication pour obtenir des effets wow, offrant des mesures qui n’ont pas été correctement planifiées et laissant de côté les décisions économiques urgente ».
  • En ce qui concerne l’industrie sucrière, XLD affirme que le prix du sucre a baissé de 50%. « Les planteurs de sucre sont clairement confrontés à la faillite. Le problème a commencé au dernier trimestre 2016. Avec la taxe sur le sucre importé, il faut compter Rs 85 millions de recettes supplémentaires. Ce qui est inadéquat. Désormais, 4 000 emplois sont à risque. D’ailleurs, l’augmentation de la taxe sur le sucre importé affectera l’inflation. »
  • XLD soutient que l’industrie de la pêche est dans une situation désespérée et qu’il faut absolument s’engager d’urgence avec l’Union européenne pour obtenir une dérogation et mettre de l’ordre dans la chaîne d’approvisionnement. « 5 000 emplois sont à risque », affirme t-il.
  • Selon XLD, pour le tourisme, le taux de croissance touristique n’a cessé de diminuer. De 11 % en 2015 et 2016 à un maigre 5,2 % en 2017 et un maigre 2,7 % en 2018 jusqu’à présent. « Nous devons être considérés comme une destination insulaire et non comme  destination touristique. L’environnement et la protection des plages ont besoin d’une attention massive ».