Ces dernières semaines, particulièrement depuis la présentation du Budget, un affaiblissement de la communication gouvernementale semble s’installer de manière de plus en plus perceptible du côté du PMO. La récente réunion des attachés de presse, tenue vendredi avec la responsable de la communication, aurait mis en lumière certaines limites jugées préoccupantes. Plusieurs participants se seraient dits surpris qu’au sein même des hautes fonctions de la communication, l’on n’ait pas été informé de la manifestation prévue le 11 juillet à Port-Louis. Une situation qui donne, selon eux, l’impression d’une forme de déconnexion avec l’actualité immédiate et les enjeux du terrain.
Au cours des échanges, deux conseillers chevronnés auraient également exprimé leurs préoccupations sur différents aspects de la stratégie de communication du PMO. Ils ont notamment relevé qu’à peine deux semaines après la présentation du Budget, il leur était demandé de mettre davantage en avant les mesures positives. Une demande qu’ils interprètent comme un manque de planification et d’anticipation dans la gestion de la communication, dans un contexte pourtant particulièrement exigeant.
L’Independent Broadcasting Authority (IBA) a également été évoquée. Certains participants estiment que l’institution ne remplirait pas pleinement son rôle de suivi et de régulation des radios et télévisions. D’autant que, selon eux, la direction ainsi que la majorité des membres du Conseil d’administration ne seraient pas issus du monde des médias. Ce qui, toujours selon ces mêmes sources, soulève des interrogations quant à la compréhension des réalités du secteur.
Dans ce contexte, d’aucuns estiment qu’une direction de la communication forte au PMO, dotée d’une vision stratégique et d’une capacité de coordination transversale, apparaît plus que jamais nécessaire pour assurer la cohérence des messages gouvernementaux, renforcer la confiance des médias et de l’opinion publique, et éviter les effets d’un déficit d’information dans un environnement où la réactivité est devenue essentielle.
À défaut d’un leadership clairement établi en matière de communication, le risque serait de voir le vide se combler par les rumeurs, les spéculations et d’autres narratifs moins officiels, mais souvent bien plus rapides à s’installer.

