Économie circulaire  — Déchets dangereux : l’OI mise sur une réponse régionale

  • Business Mauritius et la COI mobilisent les entreprises autour d’une gestion plus durable des produits chimiques et des déchets dangereux
La gestion des déchets dangereux s’impose comme l’un des défis majeurs de la transition vers une économie circulaire dans les petits États insulaires de l’océan Indien. C’est autour de cet enjeu que Business Mauritius a consacré la dernière édition de son Club des Entrepreneurs de l’Économie Circulaire, organisée dans le cadre du projet régional GEF-ISLANDS Océan Indien.

Mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), ce projet accompagne les entreprises des Comores, des Maldives, de Maurice et des Seychelles afin d’améliorer la gestion des produits chimiques et des déchets dangereux, de réduire leurs impacts sur la santé et les écosystèmes insulaires, et de promouvoir des chaînes de valeur circulaires non toxiques.

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La composante régionale dédiée au secteur privé est co-pilotée par la Commission de l’océan Indien (COI) et Business Mauritius. Dans ce cadre, Business Mauritius est chargé de mobiliser les entreprises de la région en facilitant le dialogue entre les différents acteurs de la chaîne de valeur — ports, compagnies maritimes, hôtels, opérateurs de déchets et industriels —, en identifiant des solutions innovantes et reproductibles, en favorisant le partage d’expériences et en développant des partenariats durables avec les institutions régionales et internationales.

Une réponse régionale à un défi commun

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Réunissant entreprises, experts et partenaires, cette rencontre a permis d’aborder les enjeux liés à la gestion des déchets dangereux à travers des interventions techniques, des retours d’expérience du secteur privé et des échanges entre participants.

En ouverture des travaux, Ralph Connery, consultant international du projet régional GEF-ISLANDS Océan Indien, a présenté les principaux défis auxquels sont confrontés les petits États insulaires en matière de gestion des produits chimiques et des déchets dangereux. Son intervention a notamment porté sur les opportunités offertes par une approche régionale, les enseignements tirés d’initiatives internationales ainsi que les travaux menés dans le cadre du projet afin d’identifier des solutions adaptées au contexte de l’océan Indien.

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« La gestion des déchets dangereux ne s’arrête pas aux frontières nationales. Dans le cadre du projet GEF-ISLANDS, nous étudions actuellement des initiatives telles que le partenariat de transport maritime Moana Taka dans le Pacifique qui facilite la collecte, le regroupement et l’acheminement des déchets dangereux. Nous évaluons dans quelle mesure ce type d’approche régionale pourrait être adapté à l’océan Indien. Cela suppose toutefois de relever plusieurs défis, notamment en matière de transport maritime, de coûts logistiques, d’assurances et de conformité avec la Convention de Bâle. L’objectif du projet est précisément d’identifier des solutions régionales qui soient à la fois techniquement, économiquement et réglementairement viables pour la région », explique Ralph Connery.

Des expériences mauriciennes pour nourrir la réflexion régionale

La rencontre s’est poursuivie avec plusieurs études de cas présentées par des entreprises mauriciennes. Cernol (Taylor Smith Group) a partagé son expérience dans la gestion des produits chimiques, tandis qu’Ecostril a présenté son approche concernant les déchets médicaux. Une présentation a également été consacrée aux opportunités de réutilisation et de valorisation des batteries lithium-ion.

À travers ces témoignages, les intervenants ont exposé leurs pratiques, les défis auxquels ils sont confrontés ainsi que les leviers qui permettraient d’améliorer la gestion de ces flux de déchets à Maurice.

Les échanges avec les participants ont permis d’identifier plusieurs pistes de collaboration qui alimenteront les prochaines étapes du projet régional.

« Les entreprises sont au cœur de la solution. En réunissant les acteurs autour de défis concrets, nous pouvons mieux comprendre les obstacles rencontrés sur le terrain, partager les bonnes pratiques et faire émerger des partenariats qui renforceront les filières de gestion des déchets dangereux, à Maurice comme dans l’ensemble de la région de l’océan Indien », souligne Amandine Hardowar de Rosnay, Head of Sustainability and Inclusive Growth à Business Mauritius.

Le projet régional GEF-ISLANDS Océan Indien est financé par le Global Environment Facility (GEF) et mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Sa composante régionale dédiée au secteur privé est co-pilotée par la Commission de l’océan Indien et Business Mauritius afin de renforcer la gestion durable des produits chimiques et des déchets dangereux et de promouvoir des chaînes de valeur circulaires non toxiques dans les États insulaires concernés.

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