Depuis février dernier, les familles d’un quartier du morcellement Sodnac, craignant pour leur santé, remuent ciel et terre contre un projet d’installation d’une antenne relais téléphonique sur le toit d’un bâtiment situé à l’angle des rues Sodnac et Ibis. À leur grand soulagement, la municipalité de Quatre-Bornes a rejeté ce projet pour la deuxième fois.
« We wish to inform you that the Permits and Business Monitoring Committee (of the Municipality of Quatre-Bornes) of the 2nd August 2011 has not approved the application ». Ainsi se lit l’annonce laconique de la municipalité à ceux qui protestaient contre l’installation de cette antenne relais.
« Nous nous réjouissons que la raison et le bon sens aient enfin prévalu. Mais nous ne pouvons que déplorer cette déclaration de presse hâtive du ministre des Technologies de l’information et des télécommunications, Tassarajen Pillay Chedumbrum, selon laquelle il n’est pas encore prouvé que ces antennes relais sont dangereuses pour l’homme. Or, comme pour le tabac et le téléphone mobile, on va finir, tôt ou tard, par admettre qu’elles sont néfastes à la santé humaine », soutient Para Valaydon, un des protestataires.
Les habitants de ce quartier de Sodnac étaient d’autant plus étonnés de cette nouvelle demande à la municipalité de Quatre-Bornes pour l’installation d’une antenne relais téléphonique sur le toit de ce même bâtiment, qu’une demande similaire a été rejetée en novembre 2010 par le Permits and Monitoring Committee.
Cette affaire débute vers fin février dernier, quand ces habitants découvrent, placardé sur le mur d’enceinte du bâtiment, un avis d’une compagnie de téléphonie locale, leur demandant de signifier leur objection à l’installation d’une antenne relais de trois mètres de haut. Ils disposent alors d’un délai de cinq jours pour le faire.
La réaction des habitants ne se fera pas attendre : dès le lendemain, ils font circuler une pétition. Ils rappellent qu’ils avaient déjà objecté la première fois contre une telle demande auprès de la municipalité le 28 septembre 2010.
Ils expliquent qu’ils ne veulent pas de cette antenne dans leur quartier parce qu’il existe de très nombreuses publications scientifiques qui mettent en garde contre les effets nocifs de ces structures de télécommunication sur la santé humaine. « D’après ces experts, la menace de ces antennes sur la santé est bien réelle », s’alarment-ils (voir encadré).
Les pétitionnaires citent en outre un article en date du 1er décembre 2010 du Mauricien qui fait état d’un jugement de la Cour suprême contre la compagnie Emtel dont l’infrastructure de télécommunication causait une nuisance aux habitants de la rue Labourdonnais à Port-Louis.
Ils exhortent par conséquent les autorités municipales d’interdire à nouveau l’installation d’une antenne relais dans leur quartier. Ils disent craindre non seulement pour la santé des familles du quartier, mais également pour celle des élèves qui fréquentent les écoles des environs.
Ces familles s’étaient étonnées que la municipalité de Quatre-Bornes puisse considérer de nouveau une telle demande alors qu’elle l’a rejetée à peine trois mois auparavant.
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