Le Mauritius Labour Congress (MLC) trouve que le taux de 15 % de la Taxe à la valeur ajoutée (TVA) imposé « sur les épaules des travailleurs » est excessif. De ce fait, il demande au ministre des Finances de le réduire et de l’enlever complètement sur certains produits et services de première nécessité, incluant les factures de téléphone et de l’internet.
C’est la principale demande faite par le président du MLC, Haniff Peerun, dans son mémorandum au ministre des Finances en marge de la préparation du prochain budget. « Nous demandons aussi au ministre de prendre en considération la vulnérabilité des petits et moyens salariés et de réviser le taux des revenus taxables à 5 % pour les premières Rs 50 000, à 10 % pour les prochaines Rs 50 000 et le reste à 15 % », indique-t-il, avant de réclamer le rétablissement de l’exemption d’impôts pour les « elderly dependent relatives, comme c’était le cas dans le passé ». Et d’ajouter : « Nous réclamons aussi que le barème de toutes les catégories de déduction soit relevé de Rs 75 000. »
Le MLC demande au gouvernement de subventionner les frais d’examens pour le School Certificats (SC) et le Higher School Certificats (HSC), pour tous les élèves, particulièrement pour ceux qui prennent part pour la deuxième fois à ces examens. Il veut aussi une révision du transport gratuit aux élèves en leur octroyant une allocation mensuelle. « Puisque nous vivons à l’ère des télécommunications, il est temps, nous pensons, d’allouer un accès internet gratuit aux élèves de 18 heures à 22 heures tous les jours en vue d’alléger le fardeau financier des parents », dit-il.
S’agissant de la consommation, M. Peerun fait ressortir que le pouvoir d’achat des travailleurs a été sapé par la hausse constante des prix des articles. Pour lui, la libéralisation des prix ne joue pas en faveur des consommateurs. « Au lieu de se concurrencer, les importateurs ont créé une chaîne de solidarité pour contrôler les prix au marché », estime-t-il.
Finalement, le MLC demande que les travailleurs dans le secteur privé jouissent des mêmes facilités que ceux du service public. Ainsi, il demande que le National Remuneration Board (NRB) révise les salaires dans ce secteur tous les trois ans.