Consolider le positionnement de Maurice en tant que plateforme régionale facilitant la structuration des investissements en Afrique et mettre les investisseurs globaux en présence des opportunités offertes dans divers secteurs économiques au niveau du continent. Tels sont les objectifs visés par le Board of Investment (BoI) pour la tenue, les 12 et 13 septembre prochain à l’hôtel Hilton, de l’édition 2013 de Private Equity Mauritius, une conférence où les tendances et les opportunités dans le domaine du capital-investissement seront disséquées par les participants.
Le BoI s’attend à accueillir environ 300 délégués, dont un tiers venant de l’étranger, pour cette conférence axée sur le thème « Connecting global investors to African opportunities ». Shamima Mallam-Hassam, Senior director au BoI, explique que l’agence de promotion des investissements a voulu cette année aller un peu plus loin concernant les objectifs recherchés par la conférence : « Pour l’édition de 2012, il était question d’augmenter la visibilité de Maurice en tant que plate-forme pour la structuration des opérations d’investissement en Afrique. Cette année, notre but est de consolider davantage ce positionnement mais encore de mettre les investisseurs globaux en rapport avec les opportunités existantes et à venir dans le domaine du capital-investissement. Pour le second jour de la conférence, nous allons nous focaliser sur ces opportunités dans les domaines aussi variés que l’énergie, la technologie, la consommation, l’agro-industrie et l’exploitation minière. »
Private Equity Mauritius 2013 donnera l’occasion aux participants d’analyser les dernières tendances dans le domaine du capital investissement dans diverses régions (marchés émergents, Afrique, Moyen Orient, Amérique latine entre autres), les pays sources de private equity et qui affichent un intérêt pour l’Afrique et les secteurs les plus prisés. La première session de la conférence sera d’ailleurs axée sur l’examen de ces tendances avec un panel d’intervenants composé, entre autres, de représentants de l’Emerging Markets Private Equity Association, de la South African Venture Capital and Private Equity Association et de la Middle East Private Equity Association.
Les régulateurs des marchés financiers seront également en première ligne lors de la première journée pour expliquer le cadre réglementaire en Afrique et se pencher sur les directives globales concernant la gestion des investissements en capital. Le rôle du centre financier pour accroître l’investissement en Afrique et les structures disponibles pour mitiger les risques associés à ces investissements feront l’objet de plusieurs débats venant spécialement de gestionnaires de fonds étrangers tels l’African Infrastructure Investment Managers, la National Investment Funds Company SAOC, l’Advanced Finance & Investment    Group.
Vu l’intérêt croissant des pays d’Asie pour l’Afrique, le BoI a inscrit à l’agenda de la conférence une session exclusivement réservée aux opportunités d’investissement pour entrepreneurs asiatiques et intitulée : « The Asian awakening-looking towards Africa ». Luis Zhengyi, directeur exécutif du China Africa Development Fund, Manish Karbanda, directeur exécutif de Jindal Steel & Power, India, le dr Jung, vice-président de l’Africa-Asia Business Council du Programme des Nations unies pour le Développement, et Kimihiko Inada, directeur de la Japan External Trade Organisation (JETRO) basée à Johannesburg, ont été approchés par le BoI pour animer cette session.
Les sessions du vendredi 13 septembre seront consacrées aux opportunités d’investissement dans différents pays africains dont le Burkina faso, le Gabon, le Ghana, Maurice, le Nigeria et le Rwanda. Les responsables des agences de promotion de l’investissement de ces pays feront des interventions pour expliquer le cadre des affaires et les incitations à l’investissement. Les délégués examineront ensuite les possibilités d’investissement dans divers secteurs : l’énergie, les chaînes de distribution, la technologie, l’agro-industrie, les mines. L’expérience mauricienne en matière d’investissement en Afrique sera mise en exergue. Il est prévu à cet effet des interventions d’opérateurs économiques tels Omnicane, Kibo Capital Partners, DCDM Consulting, Ernst & Young (Maurice).       
Private Equity Mauritius 2013 vise, entre autres, les fonds dédiés, les fonds souverains, les gestionnaires d’institutions spécialisées dans le capital-investissement, les conseillers à l’investissement ainsi que les cabinets légaux. « Il y a également des intérêts accrus de la part des conglomérats pour participer à la conférence », indique Shamima Mallam-Hassam. Au fil des années, explique-t-elle, Maurice a réussi son positionnement en tant que plate-forme d’investissement tourné vers la région. « Nous avons tous les atouts pour être un centre financier offrant des activités de substance. Le BoI veut, à travers la conférence sur le capital investissement, renforcer cette image de Maurice en faisant venir des experts en private equity et investisseurs globaux pour étudier les possibilités d’affaires », ajoute Shamima Mallam-Hassam. A noter que le BoI a obtenu le soutien de plusieurs organisations pour la promotion de la conférence dont l’African Mining Network, l’Indian Private Equity Venture Capital Association, la British Venture Capital Association, The Dubai Chamber of Commerce and Industry, l’Emerging Markets Private Equity Association, l’Africa Private Equity Venture Capital Association et le Business Council for Africa.
Notons que la conférence sera officiellement ouverte, le 12 septembre, par le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, alors que le ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale, Arvin Boolell, s’adressera aux participants le lendemain.