Dans un peu moins d’un mois, les visiteurs pourront voir au Casela, en chair et en os, les 85 nouveaux animaux qui ont été débarqués, mercredi, d’un vol spécial d’Afrique du Sud. Dix girafes — 3 mâles et 7 femelles, dont la taille atteint les 3m50 et qui ont entre 1 an et 2 ans et demi — ont été les premières à fouler le sol de leur nouveau pays d’adoption.
En quarantaine pour un mois selon les spécifications des services vétérinaires du ministère de l’Agro-industrie, les girafes ont été installées  dans une bâtisse ou elles sont nourries. Elles sont sorties, hier après 48 heures de close-monitoring, pour être relâchées dans un enclos plus grand. Des antilopes — des nyalas, kudus, oryx, impalas, Waterbucks et autres — ont été, quant à elles, regroupées dans un grand paddock.
Selon le Dr Marie-Claire Domingue-Duval, depuis leur arrivée mercredi soir, tout se passe bien. Les animaux s’adaptent doucement, mangent et boivent bien, et commencent à courir, à jouer. «Nous sommes très satisfaits à ce stade», se réjouit-elle. Leur nourriture, composée d’un mélange de feuilles et de graines et de la luzerne (plante fourragère), est la même qu’en Afrique du Sud. Enfin, comme pour bien montrer leur adaptation, ils ont commencé à brouter l’herbe de l’enclos. 
Malgré le retard à l’aéroport — le Boeing 747 en provenance de Johannesburg a atterri en début d’après-midi du mercredi, alors qu’il était attendu au matin — et la manoeuvre délicate pour leur débarquement, les animaux se portent à merveille, dit le Dr Marie Claire Domingue-Duval, vétérinaire du Casela.
Les girafes ont été les premières à fouler le sol mauricien et ont été embarquées deux par deux dans un convoi constitué de neuf camions, sous la supervision d’une équipe technique et de vétérinaires sud-africains et mauriciens. Le convoi a quitté l’enceinte de l’aéroport (côté Cargo) vers 18h, escorté par des motards de la police du Road Safety Unit (RSU). Durant le trajet qui mène au Casela, deux haltes ont été effectuées, une à proximité de Wooton et une deuxième peu avant Bassin. Histoire de vérifier que tout se déroulait comme prévu.
À leur arrivée à leur nouveau domicile, les animaux ont été directement acheminés vers les stations de quarantaine du Casela. Les dix girafes ont été conduites dans une première station et les antilopes dans une deuxième un peu plus loin, dans les bois du parc. Après une injection, les girafes ont quitté les caisses et se sont docilement avancées vers l’intérieur de la zone de quarantaine, tout en s’accommodant à leur nouvel environnement. Après un premier tour jusqu’au fond de la salle, elles sont revenues vers les abreuvoirs pour étancher leur soif et se ravitailler.
Depuis leur arrivée, les girafes et antilopes sont suivies par des vétérinaires, des consultants de Safari Adventures, et des travailleurs de la section Safari du Casela. Un Game Ranger sud-africain a également été embauché à cet effet. «C’est une grande équipe qui prendra donc soin des nouveaux résidents du Casela», précise le Dr Duval.