Sinda Mooroogen, 70 ans, habitante de Belle Etoile, Riverside Lane à Coromandel, vit un terrible clavaire depuis trois ans. Elle soutient qu’elle a mal été avisée par la Police des suites de ses dépositions au Poste de Police de Coromandel. La septuagénaire avance que son locataire se procurait frauduleusement du courant depuis des années. Ses nombreuses tentatives au sein de la Police et de la Fraud Unit du Central Electricity Board (CEB) pour faire mettre un frein à cette situation, depuis 2010, se sont avérées vaines jusqu’à tout récemment.
« Mone bizin ale Rose-Hill get Surintendant, Inspecter, é zot pane kav coupe mo courant parski compter-là lor mo nom. Mo locataire finn detass mo difil ek li fine pren enn lot difil courant ki ale dan so lacaz ek fine connecter avec mo compter. Alor ki moi mone ress dan noir. Monn bizin kit lacaz alé parski li tro zouré, laguer ek baté. » Et de poursuivre: « Enn surintendant Rose-Hill dir moi ki CEB na pas kapav kit dimoun-là dan noir. Inspekter ti fine geter mé la osi, pane pran compte. »
À un moment, dit-elle, les responsables de Rose-Hill lui ont remis un « papier » indiquant que le courant a été interrompu, mais tel n’a jamais été le cas. Parlant du « papier » en question, il s’avère, en fait, être une copie de la facture d’électricité s’élevant à presque Rs 19,000. Par conséquent, le locataire « connu dans la région pour tenir des propos abusifs et violents » était quand même alimenté en électricité. La septuagénaire déplore qu’elle a dû se déplacer, finalement, au Head Office de Curepipe pour que le courant soit définitivement interrompu.
Au niveau de la Fraud Unit du CEB, on laisse entendre que le courant a été interrompu des suites d’une visite, le 26 mars dernier. Des démarches ont été entreprises en avril pour supprimer le compteur définitivement. À ce stade, explique-t-on, le seul recours de Sinda Mooroogen reste la Cour Suprême.