En conférence de presse cet après-midi, le député Zouberr Joomaye a réagi face aux propos tenus par le propriétaire du group Palmar, Thierry Lagesse, dans un quotidien hier. Il mettait en cause « le salaire minimum » pour la fermeture de l’usine Palmar. En réponse à cette déclaration, Zouberr Joomaye affirme que « ce qu’il a dit n’est pas correct et est malhonnête ».

Le député explique par ailleurs que l’usine de Palmar était extrêmement endettée bien avant l’introduction du salaire minimum et que ce sont finalement les banques qui ont décidé de ne plus soutenir l’entreprise. « Si l’entreprise met la clé sous la porte. C’est un problème de management. Ce n’est pas la première fois qu’une entreprise accumule les grosses dettes sur de nombreuses années et soit dans l’obligation de fermer, de licencier ses employés et venir dire que c’est le gouvernement qui doit résoudre le problème », dit-il.

A cet effet, ce fut la grosse colère ajoutée à l’indignation ce matin au jardin de la compagnie et devant le PMO pour les 1 300 licenciés de Palmar Textiles, qui en dépit de l’assurance donnée par le ministre du Travail, Soodesh Callichurn, n’ont pas encore touché leur salaire de février.

« Le gouvernement est entièrement solidaire avec les employés. Il y a un plan de redéploiement qui sera communiqué ainsi qu’une négociation a été entamée pour voir dans quelle mesure compenser les employés », affirme le député, ajoutant cependant que la responsabilité tombe évidemment sur les épaules de l’ancienne administration de l’usine Palmar.

Zouberr Joomaye soutient également qu’au niveau du gouvernement, un comité examine d’autres cas similaires afin que ce genre de problème ne se reproduise pas. Il estime à cet effet qu’« on ne peut pas laisser certains patrons récidivistes prendre les privilèges de la société ainsi que de l’argent avec les banques, utiliser l’argent personnellement et ensuite faire faillite et dire que c’est le gouvernement le responsable ».