Le président de la Police Officers Solidarity Union (POSU), Jaylall Boojhawon, a consigné une plainte au CCID, ce mardi, contre l’ACP Ramsurrun, responsable de la division Sud pour intimidation et abus d’autorité.

Face à la presse dans l’après-midi, Jaylall Bhoojhawon a expliqué s’être rendu au CCID pour dénoncer des cas d’intimidations et des tentatives de cover-up par des hauts gradés de la police.

Il avance que le DPP avait recommandé des actions disciplinaires contre un Surintendant de police pour harcèlement sexuel contre une policière qui avait porté plainte en mars 2015. Cependant, six mois plus tard, aucune sanction n’avait été prise et le 23 novembre 2018, la policière aurait été convoquée au bureau de l’ASP Ramsurrun pour une tentative de médiation en vue d’en finir avec le cas. Elle aurait refusé et aurait fait une entrée en ce sens dans le diary book de l’Airport police.

Après avoir été informé de ce cas par la policière, l’inspecteur Boojhawon a envoyé une lettre le 3 décembre au commissaire de police pour dénoncer la tentative de cover-up en faveur du surintendant. Il explique cependant que le lendemain, le 4 décembre 2018, il aurait été victime d’une tentative d’intimidation, car il a reçu la visite d’un policier l’informant qu’il devait, sur ordre de l’ACP Ramsurrun faire un « statement » en écrit sur une affaire en cours n’ayant aucunement trait au cas susmentionné. Il affirme que selon lui, « se kareman enn acte d’intimidation et d’abus d’autorité de la part de l’ACP ».

Le président de la POSU estime qu’on tenterait de le dissuader de continuer à « denons bann maldonn et bann zafer illegal ». « Je n’ai peur d’aucune intimidation », dit-il avant de poursuire, « J’ai fait une déposition au CCID pour le cas de la policière et le cas de cover-up qu’il ont tenté de faire le 23 novembre et je m’attends à ce que le CCID prennent les actions tout de suite et je m’attends aussi à ce que le Commissaire de Police prennent les actions qui s’imposent.

Lors de la conférence de presse, il a aussi cité le cas de la policière Toinette qui avait été transférée dans un autre poste de police quelques jours après avoir pris en contravention le président du Conseil de village des Bois-des-Amourettes, proche d’un ministre, au volant de sa voiture sans sa ceinture de sécurité, avec un enfant en bas âge sur le siège avant. Ce cas avait été soulevé lors d’une séance parlementaire, lors de laquelle, le ministre Mentor avait alors déclaré qu’il allait s’assurer que des actions soient prises concernant le transfert de la policière Toinette, “car ce genre de choses ne peut être toléré.” Il s’insurge du fait qu’aucune action n’a été prise jusqu’ici.