Les derniers obstacles à l’accès à tous les lopins de terre sur le tracé du métro entre Curepipe et Port-Louis seront bientôt réglés. Les premiers coups de pioche sur le terrain devront être donnés d’ici la fin de ce mois. Mais auparavant, une nouvelle cérémonie protocolaire de pose de première pierre par le Premier ministre, Pravind Jugnauth, à son retour de l’assemblée générale des Nations unies à New York. Celle-ci interviendra à Richelieu le 28 septembre et annoncera la construction du dépôt du métro.
Cette semaine marque une nouvelle étape dans les procédures pour les travaux du métro à travers la première réunion du Joint Project Monitoring Committee Maurice/Inde (JPMC), mis sur pied pour superviser l’évolution des travaux du projet. Par ailleurs, aujourd’hui se tient la première réunion du comité directeur du projet. À l’agenda, les premiers détails précis au sujet du plan de travail élaboré par les Main Contractors de Toubro & Larsen, qui travaille en étroite collaboration avec la firme General Construction, désignée principal contracteur local.
La cérémonie de pose de première se déroulera à Richelieu, où est prévu le site du dépôt des 19 trains URBOS 100 venant d’Espagne, lequel sera le centre nerveux du contrôle du système ferroviaire entre Curepipe/Port-Louis. Ce site de Richelieu constituera le point de départ des travaux sur le terrain s’échelonnant sur les quatre prochaines années, le segment Port-Louis/Rose-Hill devant être livré et mis en opération à partir de septembre 2019. La cérémonie du 28 concernera le dépôt seulement, vu que la pose de la première pierre pour l’ensemble du projet Metro Express avait eu lieu au Caudan le 10 mars. Les derniers travaux de déblayage à Richelieu sont en voie d’être complétés ces jours-ci.
Entre-temps, une délégation indienne dirigée par le Dr Sumeet Jerath, secrétaire supplémentaire et conseiller financier au ministère des Affaires extérieures de l’Inde, est à Maurice depuis le début de cette semaine. Ce déplacement a été rendu nécessaire vu que la réunion du JPMC avait été convoquée pour hier. Cette instance est coprésidée par Nando Bodha, ministre des Infrastructures publiques et du Transport routier, et Shri Abhay Thakur, le haut-commissaire de l’Inde à Maurice. Les autres participants à ces délibérations sont les représentants de RITES Ltd, firme de consultants supervisant les travaux du métro.
Lors de leurs interventions, le ministre Bodha et le haut-commissaire Thakur ont mis en avant les relations bilatérales entre l’Inde et Maurice. Le partenariat indo-mauricien « pour une coopération au service du développement » a été mis en exergue par les deux parties, qui ont souligné l’importance d’assurer l’exécution du projet Metro Express dans les délais prévus avec accent sur le principe de QCT, c’est-à-dire « Qualité, Coût et Durée ».
Une des décisions entérinées lors de ces consultations indo-mauriciennes de haut niveau a été l’institution d’un Steering Committee. Ce comité sera composé des membres de Metro Express Ltd (MEL), des contracteurs de Larsen and Toubro, de RITES Ltd, du ministère des Infrastructures publiques et du Transport routier, du ministère des Finances et du Développement économique ainsi que des parties concernées. Ce comité se rencontrera chaque semaine pour effectuer une supervision constante de la mise en oeuvre du projet et adresser tout problème qui pourrait surgir. De leur côté, les membres du Joint Project Monitoring Committee ont fixé leur prochaine réunion pour mars de l’année prochaine, toujours à Port-Louis.
Pour sa part, la première réunion du comité directeur du projet Metro Express se déroule aujourd’hui avec, à l’agenda, le calendrier de travail et le plan d’action pour relever les défis pour que le projet soit réalisé dans les meilleures conditions. Les consultants de RITES Ltd ont présenté en détail l’évolution à ce jour de la mise en oeuvre du projet. Les lopins de terre étant quasi accessibles, l’une des priorités des contracteurs de Larsen & Toubra sera d’établir conjointement avec les responsables du Central Electricity Board, de la Central Water Authority et de la Waste Water Management Authority, un plan de situation des répercussions des travaux du métro sur ces différents réseaux.
Du côté du CEB, un premier relevé préliminaire a déjà été effectué en vue d’identifier le déplacement des pylônes électriques sur le tracé entre Curepipe et Port-Louis. Quelque 1 200 pylônes devront être réalignés à cet effet pour faire de la place au métro, et ce sans compter l’installation de nouveaux dans le cadre de l’alimentation électrique des trains. Cet aspect des travaux devra figurer en priorité à l’agenda du comité directeur avec le début du chantier.