Le procès intenté aux 12 pirates somaliens pour act of piracy on high seas a repris hier devant les magistrats Azam Neerooa et Wendy Rangan. La poursuite devait alors loger une motion pour demander que les témoins étrangers absents en cour soient entendus par vidéoconférence. La défense a demandé un temps de réflexion. La motion sera débattue le 30 janvier.
Lors de la reprise du procès devant les magistrats Wendy Rangan et Azam Neerooa, la poursuite a indiqué que dans le cadre de la vidéoconférence avec les témoins étrangers absents en cour toutes les mesures seront prises afin de ne pas porter préjudice aux avocats de la défense ni aux accusés. La défense a de son côté demandé à la cour plus de temps pour avoir en sa possession toutes les informations techniques et preuves en vue de garantir un procès équitable. La défense a fait aussi savoir qu’elle fera parvenir un communiqué à la poursuite et à la cour dans les jours à venir après qu’elle aura étudié le sujet.
La magistrate Rangan a de son côté souligné que l’absence répétée d’un avocat de la défense devra être prise en compte ; ce dernier devra lui fournir des explications à ce sujet.
Pour rappel, les douze présumés pirates sont poursuivis pour « act of piracy on high seas » en violation des articles 3 (1) (a), 3 (3) et 7 de la Maritime Violence Act 2011. Le Directeur des poursuites publiques a ordonné des poursuites contre les présumés pirates arrêtés en janvier 2013 par des officiers de l’European Naval Force, à environ 240 milles nautiques de la côte de la Somalie. Cependant, les suspects Abdoulakader Mohamed Ali (22 ans), Said Mohamed Hassan (23 ans), Ahmed Mohamed Isamel (27 ans), Shafi Mohamed Osman (22 ans), Hassan Salad Omar (25 ans), Said Omar Farah (22 ans), Mohamed Abdilahi Ahmed (45 ans), Ali Hassan Mohamed (21 ans), Abdi Mohamed Kidiye (37 ans), Abdi Ahmed Yussuf (20 ans), Abdillahi Mohamed Ahmed (24 ans) et Mahad Mohamed Ibrahim (21 ans), clament leur innocence, soutenant n’être que de simples pêcheurs.