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Dix commissaires de bord (Senior Flight Pursers) de la compagnie d’aviation nationale Air Mauritius ont saisi la Cour suprême pour réclamer un montant total de Rs 109 309 232 contre leur employeur. Des plaintes ont été déposées dans le cadre de leur embauche au poste de Crew Service Leader (CSL), qui a été annulé par la compagnie.

Les Seniors Flight Pursers (SFP) montent au créneau et contestent en Cour suprême la décision de MK d’annuler un poste qui leur a été attribué après un exercice de sélection, soit celui de chef de service de l’équipage. Dans les dix plaintes déposées en Cour suprême, les SFP avancent qu’en octobre 2014, MK avait publié un appel à candidature interne, invitant tous les SFP à postuler pour le poste de CSL. Les SFP soutiennent ainsi avoir postulé pour ces postes et avaient été informés par la direction qu’ils participeraient à des exercices de sélection qui se feraient en quatre étapes.

Ils affirment dans leur plainte qu’en mars 2015, l’entreprise les a jugés aptes au poste de CSL et devait assumer leurs nouvelles fonctions à partir du 1er juillet 2015. Pour ce poste était alors proposé un salaire de Rs 50 000 plus d’autres avantages, comme une allocation de Rs 5 000 pour le travail de bureau, une allocation pour le carburant pour l’utilisation d’une voiture personnelle ou encore deux billets d’avion annuels jusqu’à l’âge de la retraite.

Toutefois, selon les SFP, le 26 mars 2015, le responsable des ressources humaines émet un communiqué pour informer que « toutes les offres pour le poste de Crew Service Leader ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre », faisant état d’une consigne pour « suspendre tous les recrutements, promotions et mutations dans l’entreprise ». Ce n’est que deux ans après la suspension des offres de recrutements que les SFP sont informés que le poste de CSL a été annulé. Les SFP avancent avoir tenté d’entamer des discussions avec les parties concernées, mais en vain. Le litige avait même été porté devant la Commission for Conciliation and Mediation (CCM)  et ensuite devant l’Employment Relation Tribunal (ERT).

Les plaignants avancent que, le 22 mai 2018, l’ERT apporte une lueur d’espoir aux SFP en concluant que MK « n’avait pas le droit de suspendre unilatéralement et d’annuler les perspectives d’embauche pour le poste de Crew Service Leader », faisant notamment état d’une « absence de cas de force majeure ». Les dix contestataires ont ainsi décidé de se tourner vers la Cour suprême pour obtenir réparation.