Il reste toutefois en détention et recouvrera la liberté si les accusations formelles ne sont pas logées avant le 31 juillet

Arrêté après la saisie de 157 kg d’héroïne au port en mars 2017 et dans le cadre de l’enquête sur Navin Kistnah, Keshwin Manish Seewoochurn, 31 ans, alias Rambo, avait logé une demande en Cour suprême pour revoir la décision de la Bail and Remand Court, en date du 22 mars 2018, décidant de le garder en détention. Les juges David Chan Kan Cheong et Gaytree Jugessur-Manna ont, dans leur arrêt, imposé un ultimatum à la poursuite pour loger des charges formelles contre lui. Au cas contraire, il recouvrera la liberté contre deux cautions de Rs 500 000 et la signature d’une reconnaissance de dettes de Rs 5 M.

Manish Seewoochurn avait été arrêté le 22 avril 2017 et fait face à une accusation provisoire de trafic de drogue devant le tribunal de Port-Louis. Une arrestation pour avoir tenté, le 9 mars 2017, à la Container Freight Station au Mauritius Freeport Development, à Mer Rouge, de transporter les 135 kg d’héroïne, d’une valeur marchande de Rs 2 milliards et que la police avait saisies dans le port. La drogue avait été dissimulée dans des compresseurs qui se trouvaient dans un conteneur à bord du navire MSC Ivana. Cette arrestation a eu lieu à la suite de celle de Navin Kistnah au Mozambique le 15 avril 2017.

Selon les détails de l’enquête, Navin Kistnah avait soutenu être le membre d’un cartel de drogue et que Manish Seewoochurn serait un membre influent de cette organisation. Selon Kistnah, Manish Seewoochurn était responsable du transport de la cargaison de drogue et de l’émission de cartes SIM, étant aussi proche de Peroomal Veeren.

Selon l’enquête, Manish Seewoochurn avait fait de nombreux voyages à l’étranger et aurait acquis plusieurs biens à hauteur de Rs 4,7 M. La police avait objecté à sa remise en liberté sous caution, faisant part des risques qu’il fuie la justice, de récidiver ou d’interférer avec les témoins. La police devait de plus avancer que c’est une enquête « complexe », avec des ramifications internationales. Les juges devaient prendre note qu’en mars, la police avait demandé six mois additionnels pour clore l’enquête.

Les juges devaient toutefois trouver que Manish Seewoochurn est en détention depuis deux ans pour une charge provisoire. Ils ont ainsi ordonné que la police loge des charges formelles contre Manish Seewoochurn avant le 31 juillet. Au cas contraire, Manish Seewoochurn sera remis en liberté contre une reconnaissance de dettes de Rs 5 M et deux cautions de Rs 500 000. Il devra aussi se présenter au poste de police le plus proche entre 8 h et 20 h tous les jours et avoir un téléphone à sa disposition lorsque la police le contactera.