Deux doublés : voilà ce qu’ont réalisé les deux pongistes Allan Arnachellum et Déborah Wong. D’abord, dans leur catégorie respective, puis associés pour le double mixte, ils ont été à la hauteur des attentes placées en eux.
La première à se distinguer a été Déborah Wong en finale du double dames. Associée à Widaad Gukhool, les deux joueuses, têtes de série, n’ont eu besoin que de trois sets pour se défaire de la paire Sheetul Goodhur-Priyal Bunwaree. Le score a été de 11-8, 11-3, 11-9.
« Cela vient montrer que l’association Déborah-Widaad tourne à plein régime », confie l’entraîneur national, Rajessen Desscann. En effet, depuis les JIOI 2011, elles n’ont rien perdu ensemble. « On ne sait pas ce qui peut arriver d’ici à 2015, mais c’est notre paire n°1 », avance encore le coach.
Puis, Déborah Wong, associée cette fois à Allan Arnachellum, a eu un peu plus de mal à se défaire de la paire adverse. D’un côté de la table, Arnachellum et Wong, de l’autre, Widaad et Wassiim Gukhool. Un duel explosif en vue.
D’ailleurs, si le tandem Wong-Arnachellum prend le premier jeu 11-6, il trébuchera au deuxième, laissant la fratrie Gukhool prendre la manche 11-4. À un jeu partout, tout pouvait encore arriver. Troisième jeu, on retrouve encore la paire Arnachellum et Wong devant (11-6). Ils vont parachever leur oeuvre dans l’ultime round, concluant 11-6.
« Allan et Déborah ont très bien joué cette finale, tout comme Widaad et Wassiim. Mais les vainqueurs se sont montrés tactiquement plus forts en fermant leur jeu et en empêchant la paire Gukhool de pratiquer sa technique habituelle », analyse Rajessen Desscann.
Le match étant disputé, personne n’aurait pu désigner les vainqueurs. « Le score aurait pu être de 3-1 pour chaque paire. Les deux ont bien évolué, pratiquant un tennis de table d’un niveau élevé. »
Allan Arnachellum, de son côté, a lui aussi montré qu’il était l’un des meilleurs pongistes en action. Associé à Wassiim Gukhool, qu’il a battu un peu plus tôt en finale du double mixte, il a cette fois pris facilement la mesure du tandem Christopher Sooprayen-Warren Li Kam Wa.
Dire que le match a été à sens unique ne rendrait pas hommage aux adversaires du duo Gukhool-Arnachellum. Mais le fait est que Warren Li Kam Wa et Christopher Sooprayen ne se sont pas montrés aussi inquiétants. La raison : les vainqueurs ont encore une fois verrouillé leur jeu, s’engouffrant dans les brèches créées de l’autre côté de la table. « C’est bien pour Wassiim d’avoir remporté un titre à ce niveau. C’est son premier titre majeur en élite », souligne l’entraîneur.
Un match conclu 3-0. Le premier set a été conclu 11-8, le deuxième 11-3. C’est dans l’ultime round que Li Kam Wa et Sooprayen ont allumé les contre-feux, mais il était trop tard. Arnachellum et Gukhool avaient déjà une main sur le trophée. À 11-9, ils le prenaient à pleins bras.
« Wassiim a réalisé des progrès et Allan a confirmé. Mais il n’y a pas eu de grosses surprises pour ce tournoi », conclut Rajessen Desscann.