Fait du jour avec une préseance féminine : Lesjongard préfère croiser le fer avec Bachoo sur les épidémies

Arianne Navarre-Marie assure la tranche du Prime Minister’s Time avec les Rs 500 M de la Silver Bank Saga et la Fair Share Contribution Joanna Bérenger cible Reza Uteem sur une société engagée dans le recrutement illégal de main-d’œuvre avec pour partenaire un proche du ministre

Pour la première fois depuis sa nomination en tant que Deputy Prime Minister, Arianne Navarre-Marie a occupé le Front Bench du gouvernement à l’Assemblée nationale aux côtés de Shakeel Mohamed, en l’absence du Premier ministre actuellement en déplacement au Kenya. Agissant également comme Leader of the House par intérim elle a été sollicitée pour la tranche du Prime Minister’s Question Time (PMQT) sur des dossiers comme la Silver Bank Saga et la Fair Share Contribution du budget 2025/26.

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De son côté, le leader de l’opposition, Joe Lesjongard, a choisi de croiser le fer avec le ministre de la Santé, Anil Bachoo, sur le dossier de la santé publique, notamment la propagation du Chikungunya, de la leptospirose, de la dengue et du Mpox à Maurice. Toujours dans les rangs de l’opposition, Joanna Bérenger a ciblé le ministre du Travail et des Relations industrielles, Reza Uteem, sur une société engagée dans le recrutement de la main-d’œuvre étrangère avec un des proches collaborateurs de ce dernier (voir encart).

Le ministre de la Santé soutient que le gouvernement intensifie la lutte contre le Chikungunya et la leptospirose ainsi que la dengue. Plus de 2 800 cas de Chikungunya ont été recensés depuis janvier. De plus, le gouvernement mauricien mise sur une approche One Health.

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Le leader de l’opposition est venu de l’avant avec une PNQ More Than Double-Barrelled, passant en revue les mesures pour contrer la récente épidémie de maladies transmissibles. Anil Bachoo s’est engagé dans un état des lieux détaillé de la situation entre janvier 2026 et le 11 mai 2026, en mettant l’accent sur quatre principales maladies infectieuses : le chikungunya, la dengue, la leptospirose et le Mpox avec des explications scientifiques.

En termes de chiffres, Anil Baichoo a indiqué qu’au cours de la période susmentionnée, Maurice a enregistré 2816 cas locaux de Chikungunya, dont 102 cas actifs. Tous les autres patients ont été traités et complètement guéris. À cela s’ajoutent cinq cas importés, eux aussi guéris. Concernant la dengue, un seul cas local et 6 cas importés ont été recensés, tous rétablis. Pour la leptospirose, 21 cas ont été rapportés, dont 6 décès.

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Les six décès concernaient des formes sévères et tous les patients souffraient de comorbidités. L’un des patients avait même été transporté à l’hôpital déjà décédé. Pour le Mpox, deux cas importés ont été enregistrés, un Mauricien et un étranger arrivés de Madagascar. Les deux patients ont été guéris et aucun cas secondaire n’a été détecté parmi leurs contacts.

Face à ces flambées épidémiques, le ministère de la Santé a boosté ses campagnes de sensibilisation et de prévention. Cette instance a également mené des opérations intensives de Fogging et Mist-blowing dès la détection de cas. Des inspections porte-à-porte et des inspections de toitures ont été réalisées.

La stratégie nationale repose sur une approche dite One Health Approach. Le ministre a aussi évoqué la préparation du pays face aux maladies hautement infectieuses. Tous les hôpitaux régionaux disposent d’installations d’isolement et de traitement adaptées. Le nouvel hôpital de Souillac a été désigné comme centre d’admission pour les maladies hautement contagieuses en raison de sa proximité avec l’aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam.

Au niveau des frontières, des Sanitary Officers sont déployés à l’aéroport et au port afin de contrôler les passagers et les navires. Le ministère affirme disposer de stocks suffisants de vaccins contre le Mpox.

Enfin, Anil Bachoo s’est appesanti sur la responsabilité citoyenne dans la lutte contre ces maladies, appelant les habitants à maintenir leurs terrains propres afin d’éviter la prolifération des moustiques et des rongeurs. Il a mis en exergue qu’en 2024, Maurice avait enregistré 9 393 cas de dengue et 8 décès, alors qu’en 2025 seuls 55 cas avaient été recensés sans aucun décès. Il s’est dit convaincu que les mesures sanitaires mises en place permettront de contenir la propagation du Chikungunya, de la dengue, de la leptospirose et du Mpox à Maurice.

Lesjongard : Quelle belle coïncidence ! Aujourd’hui, nous célébrons la Journée internationale des infirmières. Permettez-moi de rendre hommage à toutes ces infirmières qui travaillent très dur dans ce pays pour nous protéger. Dans les chiffres révélés par le ministre, peut-il confirmer si les cas signalés dans des cliniques privées y sont inclus ?

Bachoo : Bien sûr. Mon ministère est le point de rencontre de tous les différents départements que nous avons, qu’il s’agisse d’organisations gouvernementales ou non-gouvernementales.

JL : Avec la leptospirose, nous avons maintenant six décès et 21 cas confirmés. Peut-il informer la Chambre sur la raison du retard pour établir que la dernière victime de Bambous est effectivement décédée de leptospirose ?

AB : Sur les six, tous présentaient des comorbidités, soit d’autres complications. Et il y avait un patient décédé qui a été amené à l’hôpital. Je connais deux cas. L’un d’eux sur le lit – mourant – a été amené à l’hôpital. Celui qui a été amené de Bambous était presque mort. Il n’avait pris aucun médicament, rien.

Dans un cas de Camp-de-Masque, l’homme était presque sur le lit de mourant et rien n’a été fait car il vivait seul. Quand ses proches ont appris qu’il ne sortirait pas, ils l’ont trouvé à l’article de la mort. Voilà les cas, nous ne pouvons rien faire. Mais c’est certain, nous restons sur nos gardes.

Dans tous les cas à venir, où nous pouvons sauver la vie de ces personnes, nous le ferons. Il y en a environ 250 types de leptospirose. Malheureusement, m’a-t-on dit à Maurice, nous avons le type le plus sérieux comparé à La-Réunion et dans d’autres pays.

JL : J’y reviendrai plus tard. Le ministre peut-il confirmer que le taux de mortalité dans le pays – et il a dit six décès – dépasse les critères de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui se situent entre 5% et 15 %. Et si oui, informera-t-il la Chambre des facteurs spécifiques qui contribuent à ce taux élevé de mortalité ?

AB : Malheureusement, il existe environ 250 types. Nous l’avons à La-Réunion, et il est important de comparer Maurice et La-Réunion de manière rigoureuse et scientifique. Premièrement, le dénominateur peut être différent. La-Réunion détecte et signale très probablement de nombreux cas bénins, et son taux de létalité apparaîtra donc plus bas. Puisque Maurice détecte et signale principalement des cas hospitalisés graves, le taux de mortalité apparent semble plus élevé.

Deuxièmement, il peut y avoir des différences dans la définition des cas et le rapport. Certains pays incluent différemment les cas suspects, probables et confirmés. Cela modifiait le dénominateur, et donc le taux de mortalité calculé.

Troisièmement, il peut y avoir des différences entre les réservoirs circulants et les réservoirs. Des études menées à La-Réunion ont apparemment identifié le bétail comme un réservoir majeur, tout en reconnaissant un rôle possible pour les chiens, les vaches et les souris.

Ces dernières années, la plupart des cas ont été causés par Leptospira bupetensi, qui cause une maladie moins grave, alors qu’avant 2020, la plupart des cas étaient causés par Leptospira éterohormonase.

Quatrièmement, des différences peuvent survenir en raison de retards dans la détection. Les patients, qui nous arrivent en retard, doivent présenter un risque de décès beaucoup plus élevé.

Cinquièmement, il peut y avoir des différences dans les comorbidités. Maurice présente un taux élevé de diabète comparé à l’île de La-Réunion, de maladies rénales chroniques, de maladies cardiovasculaires et d’obésité.

Ces affections peuvent aggraver les résultats dans des maladies graves, y compris la leptospirose.

Sixièmement, la mortalité est fortement influencée par le développement d’hémorragies pulmonaires, d’insuffisance rénale, de choc ou d’insuffisance multiviscérale. Une leptospirose pulmonaire sévère est associée à une mortalité particulièrement élevée.

JL : Il a confirmé que la prolifération des rats autour de l’île est due à des retards considérables dans la collecte des déchets solides par les municipalités et les conseils de district, car le pays est sale ?

AB : La véritable cause de la prolifération et de tant de dégradations est due au fait que, ces dix dernières années, il n’y a rien eu. C’est la réalité. Et je peux assurer que dans chaque autorité locale, où que vous vous tourniez, vous verrez des travaux de nettoyage accélérés.

JL : Et je dois confirmer si son ministère est en présence d’un rapport de l’OMS sur les produits chimiques…

AB : Je connais très bien ce dossier. Nous avons des réunions régulières. Et un représentant de l’OMS est présent à toutes mes réunions.  L’OMS nous apporte un soutien total.

JL : Au sujet du Chikungunya, ces moustiques ont déjà développé une résistance… Je comprends qu’il a un rapport en sa possession. Peut-il déposer ce rapport ?

AB : Je parle des informations que je connais. Si j’avais eu un rapport en main, sans hésiter, je l’aurais soumis. Mais l’OMS loue notre gouvernement, notre ministère, pour le bon travail accompli. Et il n’est pas exagéré d’avancer que l’OMS essaie aussi de nous aider financièrement pour lutter contre toutes ces maladies.

JL : En 2025, le gouvernement a proposé l’introduction dans la nature de moustiques stérilisés, en commençant par les villages de Triolet, où environ 80 000 moustiques ont été relâchés. Peut-il dire si cette mesure était concluante. Et si oui, comment ?

AB : Ce n’est plus 80 000 moustiques stérilisés mais en moyenne 100 000 par semaine que nous libérons. Nous ne pouvons faire de la fumigation partout car nous allons tuer les moustiques stérilisés que nous lâchons.  Mais je peux assurer qu’une surveillance complète est assurée, à l’aéroport et au port également.

JL : Peut-il affirmer s’il a été établi comment un patient est parvenu à s’échapper de l’hôpital Victoria ?

AB : Voyez-vous, pendant la période de visite d’une heure, pensez-vous qu’il soit possible que mes infirmières suivent quelqu’un ? On m’a dit qu’il y a eu le cas de quelqu’un qui s’est échappé. Mais parmi des centaines et des milliers de personnes qui entrent à l’hôpital et en sortent, si un tel cas survient, je ne blâmerai personne, ni mes infirmières qui sont présentes.

JL : Nous faisons face à une épidémie virale sur quatre fronts. Et la saison hivernale vient de commencer. Peut-il informer de son plan pour gérer cette période particulière de l’année avec une flambée soudaine des cas de grippe et, comme je l’ai dit, des quatre virus différents ?

AB : En ce qui concerne la grippe, nous avons déjà commencé des vaccinations massives dans tout le pays. Et pour tous ceux qui ont plus de 60 ans. Et deuxièmement, pendant l’hiver, il y a une tendance pour que tous ces cas, du moins le Chikungunya, soient moindres. C’est par expérience.

Et troisièmement, quant aux hôpitaux, je peux assurer que toutes les mesures nécessaires ont déjà été prises. Et je ne doute pas que tous ceux qui y sont impliqués, directement ou indirectement, font de leur mieux pour éviter ce type de maladies.

Dr Aumeer : Puis-je demander, concernant les maladies transmissibles liées à la récente poussée d’Hantavirus sur croisières et dans un ou deux pays en particulier, si le ministère a préparé ses plans, notamment aux frontières, afin qu’elles soient correctement contrôlées afin d’éviter toute occurrence à Maurice ?

AB : Je remercie l’honorable député. C’est une question à laquelle je m’attendais de la part de l’opposition. Mais c’est une infection rare – mais potentiellement grave – liée à des rongeurs infectés et transmise par l’urine, faisant perdre de la salive.

Mon ministère maintient donc la vigilance grâce à la surveillance, la sensibilisation clinique, la coordination avec la santé publique et les services environnementaux. Nous sommes en contact avec l’Organisation mondiale de la Santé et la Commission de l’océan Indien (COI) également. Ils essaient de nous offrir des types d’aide.

Dans un cas donné, même s’il y a un doute, alors bien sûr nous avons l’Institut national des maladies transmissibles, un laboratoire en Afrique du Sud, et il est question de Madagascar. Nous avons pris contact avec eux. Nous allons envoyer l’urine pour inspection et tout le reste.

 

Ces envolées parlementaires qui collent

« It’s an honour and privilege to ask the first parliamentary question to the first female Deputy Prime Minister and interim Prime Minister” (Le leader de l’Organisation du Peuple de Rodrigues, Francisco François, lors du PMQT)

« I’m not going to blame anybody, especially my nursing officers » (Le ministre de la Santé, Anil Bachoo, lors de la PNQ au sujet de l’évasion du patient affecté par Mpox)

« I thank the Honourable member. This is the question I was expecting from the Honourable Leader of the Opposition » (Le ministre de la Santé, Anil Bachoo, à une interpellation parlementaire de Farhad Aumeer sur les épidémies en conclusion à la PNQ, notamment l’épidémie de Hantavirus)

« I had to take the bold decision to revoke him » (Le ministre des Sports, Deven Nagalingum, au député Franco Quirin sur la Chairperson du Trust Fund pour le sport avec un ton moins aigri lors des échanges)

« A clean certificate of morality is not a prerequisite for a person to have fisherman’s card » (Le ministre de l’Agro-Industrie, Arvin Boolell)

« Trois managers en seulement cinq mois. Une véritable Musical Chair et envoyant une instabilité chronique » (La Chief Whip, Stéphanie Anquetil sur le Shelter Cap de l’Espoir)

« Je trouve inacceptable qu’on puisse donner aux enfants du Shelter du pain moisi » (La Première ministre par intérim, Arianne Navarre-Marie sur la Shelter Saga).

« I must say that the laboratory has been out of order because of unavailability of spare parts » (Le ministre de l’Agro-Industrie sur le contrôle des abus de pesticides aux champs)

“Dommage que le leader de l’opposition ne soit pas présent dans l’hémicycle » (Le ministre Patrick Assirvaden au sujet du recrutement de 288 techniciens non qualifiés par le CEB avant les dernières élections générales par l’ancien gouvernement avant les dernières élections)

« Police Constable N.P. posted at the ADSU Airport and Police Constable A.H. posted at Mahebourg Police Station have been remanded to Police Cell since 24 March and 25 March 2026, respectively. Police have objected to their release on bail » (La PM par intérim, Arianne Navarre-Marie au sujet de l’arrestation d’une Française pour importation de drogue)

« There are 608 Police Quarters, out of which 545 are being occupied for residential purpose. The remaining 63 are unoccupied as they are beyond repair and there is no project for their rehabilitation. As at now, there is no project for the construction of new Police Quarters” (La PM par intérim sur le dossier des Polic Quarters)

« I have to mention Rodrigues. I love Rodrigues » (Francisco François, leader de l’OPR lors des débats sur le projet de loi axé sur la recherche)

« When I took office in December 2024, there was a total anarchy in the recruitment of foreign workers » (Le ministre du Travail, Reza Uteem, lors du Question Time)

« Despite a reminder to the commissioner of police, it would appear that the police has not prosecuted a single case » (Le ministre Reza Uteem)

Statement Time | Amiante dans les maisons EDC

Un programme volontaire d’échange terrain-contre-logement envisagé

Le gouvernement veut accélérer le dossier des maisons contenant de l’amiante construites par Engineering Design and Construction (EDC) sur des Ex-Central Housing Authority Estates. Lors d’une déclaration à l’Assemblée nationale, le ministre du Logement et des Terres, Shakeel Mohamed, a affirmé que plus d’un millier de familles mauriciennes vivent encore sous des toitures contenant cette substance dangereuse, connue pour provoquer l’asbestose, le cancer du poumon et le mésothéliome.

Construites après les cyclones Alix et Carol au début des années 1960, ces unités de logement représentent aujourd’hui un héritage toxique que l’État peine toujours à éliminer. Le ministre a soutenu que les chiffres officiels restent contradictoires. Selon les différentes sources gouvernementales, le nombre initial de maisons varie entre 3 013 et 3 113 unités. Quant aux logements contenant encore de l’amiante, les estimations oscillent entre 1 453 et 1 560 unités.

Face à cette situation, un comité interministériel a été institué le 10 avril. Présidé par le ministre lui-même, ce comité regroupe les ministères de l’Environnement, des Infrastructures nationales, de la Santé ainsi que des Collectivités locales. Une première réunion de travail avait été convoquée le 6 mai à Ébène en présence de hauts fonctionnaires de plusieurs ministères et de Statistics Mauritius.

Cette dernière agence publique a été chargée d’établir un inventaire national actualisé afin d’harmoniser les données existantes. Le Mauritius Standards Bureau procèdera également à des tests de qualité de l’air dans un premier échantillon de 35 maisons afin d’évaluer le niveau de contamination à l’amiante.

Trois principaux obstacles freinent toutefois le processus depuis plusieurs années, soit le premier concerne les incohérences dans les données officielles. Le deuxième aspect touche aux problèmes d’héritage et de copropriété des lakaz zeritie, qui compliquent les interventions de l’État. Aussi les critères actuels de relogement excluent certaines familles propriétaires de terrains, même lorsqu’elles vivent dans des maisons jugées dangereuses.

Pour contourner cette difficulté, le gouvernement étudie un programme volontaire d’échange terrain-contre-logement. Dans ce cadre, l’État reprendrait le terrain concerné en échange d’un logement social sans amiante. D’autres options sont également envisagées, notamment des prêts via la Mauritius Housing Company ou des subventions directes pour permettre aux familles de reconstruire sur leur propre terrain.

Les futures unités de logement devraient être de 49 mètres carrés, tandis qu’une allocation de logement temporaire serait accordée durant les travaux de remplacement, estimés à neuf mois. Le coût de reconstruction est évalué entre Rs 2,5 millions et Rs 3 millions par unité.

Sur le plan financier, le ministre indique que plusieurs enveloppes budgétaires avaient déjà été annoncées ces dernières années : Rs 800 millions dans le budget 2022/23, Rs 40 millions en 2023/24 et Rs 100 millions dans le cadre du programme Casting of Roof Slabs en 2024/25. Toutefois, il est d’avis qu’il y a une absence de suivi consolidé des dépenses engagées.

Le gouvernement promet désormais davantage de contrôle avec la mise en place d’un programme budgétaire dédié, de vérifications trimestrielles et d’audits indépendants afin d’assurer une meilleure traçabilité des fonds publics.

Le ministre a néanmoins précisé que plusieurs étapes restent nécessaires avant le lancement concret du projet, notamment l’approbation financière du ministère des Finances, les avis juridiques de l’Attorney General et l’aval formel du conseil des ministres.

Les premiers résultats des enquêtes de Statistics Mauritius et des tests atmosphériques sont attendus d’ici à la fin de mai. Le gouvernement assure vouloir rompre avec « l’époque des rapports laissés à prendre la poussière » et promet de tenir régulièrement l’Assemblée nationale informée de l’avancement du dossier. « The health and dignity of every Mauritian family living under these roofs is non-negotiable, and the era of reports that gather dust is over », maintient Shakeel Mohamed.

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