« La GWF tient à faire ressortir un point particulièrement important, la NCA ne sera pas simplement une nouvelle unité de police. L’objectif annoncé est de réunir et de coordonner plusieurs capacités d’enquête, de renseignements et de récupération d’avoirs afin de s’attaquer aux réseaux criminels complexes. Mais la question que se pose la fédération, c’est de savoir qui contrôlera la NCA. Le projet prévoit une structure avec un directeur général à sa tête et une gouvernance institutionnelle. La question essentielle sera de savoir jusqu’où le ministre pourra donner des directives. Il faudra aussi distinguer le pouvoir d’enquêter du pouvoir d’obtenir des informations/de perquisitions/de saisies, ou encore d’arrestations ; la surveillance/l’interception des communications ; le gel et la confiscation des avoirs…
« Pour conclure, Ia GWF n’est pas opposée à la création de la NCA. Au contraire, nous considérons qu’une structure efficace et professionnelle pour combattre la criminalité organisée, la corruption, le blanchiment d’argent et les crimes financiers est nécessaire, importante même. Mais la lutte contre la criminalité doit se faire dans le respect de l’État de droit. La GWF demande donc que les pouvoirs accordés à la NCA soient clairement définis et encadrés, avec des mécanismes efficaces de contrôle judiciaire, parlementaire et démocratique.
« L’agence doit disposer de l’indépendance nécessaire pour agir, mais cette indépendance doit aller de pair avec la transparence. Notre position est la suivante : oui à une NCA forte, professionnelle et indépendante pour combattre le crime ; non à une concentration incontrôlée des pouvoirs. La sécurité du pays, l’État de droit, les libertés publiques et les droits de la population doivent être protégés en même temps. »

