L’enquête sur la mort de Jonathan Koo Yan Too (40 ans), retrouvé sans vie dans une chasse (communément appelée chassé) à Midlands jeudi dernier, entre dans une nouvelle phase. La Major Crimes Investigation Team (MCIT) compte désormais entendre le gardien de la propriété – qui était en service au moment du drame. Son témoignage est considéré comme crucial pour faire avancer les investigations et permettre aux policiers de reconstituer avec précision les événements ayant conduit à cette tragédie.
Parallèlement, les enquêteurs ont récupéré une carte mémoire contenant les enregistrements des caméras de surveillance installées dans la chasse. Les images seront soumises à une analyse approfondie par les spécialistes de l’Information and Technology Unit de la police, qui tenteront d’identifier tout mouvement suspect ou la présence d’individus dans le secteur avant et après les faits.
À ce stade, la piste du braconnage semble retenir particulièrement l’attention des enquêteurs. D’après les premiers éléments recueillis, la victime a été atteinte par un projectile tiré d’une trentaine de mètres. Les experts en balistique poursuivent leurs analyses afin de déterminer les circonstances exactes du tir et l’arme utilisée.
Jonathan Koo Yan Too gérait cette propriété privée où sont élevés des cerfs. Le jour du drame, il s’était rendu sur place pour nourrir les bêtes. Vers 16 h 30, il avait envoyé un message sur un groupe WhatsApp indiquant avoir entendu deux détonations dans la chasse et qu’il procédait à des vérifications.
Après ce message, plus aucun contact n’a pu être établi avec lui. Inquiets de son silence, plusieurs collègues se sont rendus sur les lieux dans la soirée. Ils ont découvert son corps gisant au sol dans une mare de sang et ont immédiatement alerté la police ainsi que les secours.
À proximité du corps, les policiers ont retrouvé un véhicule tout-terrain ainsi qu’un fusil de chasse de calibre 12. Une douille vide et une cartouche intacte ont également été saisies à des fins d’enquête.
L’autopsie pratiquée par le médecin légiste a conclu que la victime est décédée des suites d’une blessure par balle à la poitrine. Les enquêteurs s’emploient désormais à déterminer si elle a été prise pour cible par un ou plusieurs individus opérant illégalement dans la région ou si d’autres circonstances sont à l’origine de ce drame – qui continue de soulever de nombreuses interrogations.

