Le Collectif Arc-en-Ciel (CAEC) exprime ses préoccupations face à la recrudescence des propos de haine, des actes de harcèlement et des menaces de mort visant les personnes LGBTQIA+ depuis la tenue de la Marche des Fiertés, samedi 13 juin 2026. Devant cet état de choses, les personnes ciblées sont invitées à faire appel à la clinique juridique, mise en œuvre en partenariat avec Dentons Mauritius LLP, afin de bénéficier d’un accompagnement juridique gratuit.
Dans un communiqué, le CAEC constate une multiplication de commentaires haineux, d’images, de vidéos, de publications et de messages contenant des propos discriminatoires, des appels à la violence et des menaces explicites à l’encontre de membres de la communauté LGBTQIA+. « Ces comportements sont inacceptables et portent atteinte aux principes fondamentaux de respect, de dignité humaine et de coexistence pacifique qui doivent prévaloir dans notre société. »
Le CAEC souligne que la liberté d’expression ne protège pas les discours de haine, les menaces ou l’incitation à la violence. À Maurice, plusieurs dispositions légales encadrent et sanctionnent ces comportements, notamment lorsqu’ils visent à susciter la haine, le mépris, la discrimination ou lorsqu’ils prennent la forme de menaces, de harcèlement ou de communications offensantes diffusées en ligne.
Le Collectif indique également que les contenus haineux peuvent prendre différentes formes : commentaires, publications sur les réseaux sociaux, images, vidéos, mèmes, messages privés, appels à la violence, menaces ou autres formes de harcèlement ciblant une personne ou un groupe en raison de son identité réelle ou perçue. Les captures d’écran, enregistrements et autres éléments de preuve peuvent être essentiels pour documenter ces situations et permettre un accompagnement adéquat.
La Clinique Juridique est actuellement mobilisée afin de recueillir les signalements, documenter les incidents et examiner les recours légaux disponibles. « Chaque situation rapportée sera analysée afin d’évaluer les suites appropriées pouvant être engagées auprès des autorités compétentes. Aucun individu ne devrait craindre pour sa sécurité en raison de son identité ou de sa participation à un événement pacifique visant à promouvoir l’égalité et les droits humains », note le communiqué.
Le Collectif lance un appel à l’ensemble de la population, aux responsables politiques, aux leaders religieux, aux médias, aux institutions publiques et aux utilisateurs des réseaux sociaux à faire preuve de responsabilité et à rejeter toute forme de haine ou d’incitation à la violence.
« La diversité ne constitue pas une menace. La haine, elle, menace la cohésion sociale, la sécurité des personnes et les valeurs démocratiques auxquelles nous aspirons collectivement », conclut le Collectif.

