Évaluation internationale — Rapport PISA 2025 : la sonnette d’alarme ou le pavé dans la mare

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Les étudiants mauriciens réalisent une moyenne de 60% en sciences, 44% en mathématiques et 48% en lecture

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Le taux de bullying au-dessus de la moyenne de celui des pays de  l’OCDE

Alors que la réforme de l’éducation est toujours attendue, le rapport du Programme for International Students Assessment (PISA) est venu jeter un pavé dans la mare. Les étudiants mauriciens, évalués en mathématiques, sciences et lecture, ont en effet réalisé des scores en-dessous de la moyenne de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), qui organise cette étude. En revanche, la résilience des étudiants mauriciens et leur engagement dans les études ont été salués. Ce rapport vise à permettre aux gouvernements de mieux comprendre dans quelle mesure leurs systèmes éducatifs préparent les élèves à relever les défis de la vie réelle et à réussir leur avenir.

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Quelque 5 360 étudiants mauriciens de 15 et 16 ans, venant de 128 établissements, ont participé à cette évaluation du PISA. Les étudiants ont été évalués dans trois domaines : sciences, mathématiques et lecture. Sur les trois sujets, Maurice est en dessous de la moyenne de l’OCDE et loin derrière des pays, comme la Chine, qui atteignent presque les 100%.

En sciences, les étudiants mauriciens sont à 60% (moyenne OCDE 74%). En mathématiques, Maurice obtient 44% (moyenne OCDE 65%). En lecture, la note est de 48% (moyenne OCDE 69%). Dans ces trois domaines, la Chine affiche 97%, 96% et 93%.

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Les étudiants mauriciens ont toutefois fait preuve de curiosité, de persévérance et conceptions sur la nature de la science. La moyenne est légèrement plus basse en matière de Growth Mindset , avec 58 %, comparé à l’Estonie qui est à 83%.

À l’item de Safe and Fair Learning Environment, Maurice est une nouvelle fois en-dessous de la moyenne. Le sens d’appartenance à l’école est relativement bas. La valeur de l’enseignement est à 39%, les convictions dans la mobilité sociale à 55%. En revanche, Maurice se situe presque de la moyenne de l’OCDE (12%), pour la résilience académique en science, avec un score de 11%.

En matière d’absence scolaire, Maurice dépasse la moyenne de l’OCDE, soit 47% contre 34%. Il est aussi noté que le School Preparedness for Digital Learning, est relativement bas. Maurice (25%) se place proche de la moyenne (29%), concernant le manque de personnel. Les étudiants mauriciens se sont toutefois démarqués concernant le Peer-to-Peer Tutoring, avec 57%, alors que la moyenne de l’OCDE est de 51%.

De même concernant l’interdiction du téléphone, où Maurice est à 79%, alors que la moyenne est de 49%. Le pays est légèrement sous la moyenne en matière de pédagogie sur support numérique.

Comparé à la dernière évaluation PISA, en 2010, celle de 2025 a démontré qu’il y a eu une baisse dans le niveau pour les mathématiques, une hausse en science, tandis que celui de la lecture est resté le même. Le rapport relève également : « au cours de la période la plus récente (2010 à 2025), l’écart entre les élèves ayant obtenu les meilleurs résultats (les 10 % ayant obtenu les scores les plus élevés) et les élèves les plus faibles (les 10 % ayant obtenu les scores les plus faibles) n’a pas connu de changement significatif en mathématiques ; il s’est réduit en compréhension de l’écrit et s’est creusé en sciences. »

Il est aussi mentionné qu’à Maurice, une proportion plus faible d’élèves que la moyenne des pays de l’OCDE a obtenu des performances de haut niveau (niveaux 5 ou 6) dans au moins une matière. Parallèlement, une proportion plus faible d’élèves que la moyenne des pays de l’OCDE a atteint un niveau minimal de compétence (niveau 2 ou supérieur) dans les trois matières.

En Sciences, 3% des étudiants mauriciens ont été désignés Top Performers, ayant atteint les niveaux 5 ou 6. La moyenne de l’OCDE est de 7%. En mathématiques, il y a eu 1% de Top Performers, ayant atteint les niveaux 5 ou 6. La moyenne de l’OCDE est de 8%. Toutefois, en lecture, aucun étudiant mauricien n’a pu atteindre les niveaux 5 et 6. 48% des étudiants ont atteint le niveau 2.

Le rapport PISA démontre également que le facteur socio-économique impacte l’éducation. En sciences, il y a un écart de 94% entre les 25% au plus haut de l’échelle et les autres 25% au plus bas. La moyenne de l’OCDE est de 87 points. Il n’empêche que 11% parmi les étudiants les plus vulnérables se situaient dans le Top Quarter, en sciences.

Toutefois, il est précisé : « à Maurice, 32 % des élèves – la proportion la plus importante – se situaient dans le 2e quartile international de l’échelle socio-économique, ce qui signifie qu’ils ne figuraient ni parmi les élèves les plus défavorisés, ni parmi les élèves les plus favorisés ayant passé le test PISA en 2025. Leur score moyen en sciences était de 428 points. En Chine et en Turquie, les élèves issus d’un milieu socio-économique similaire tendent à obtenir des scores nettement plus élevés. »

Quant aux écoles, dans 23% des cas, le responsable de l’établissement a signalé un manque de personnel et de matériels pédagogiques, incluant les outils numériques. Dans 29% des cas, il y avait aussi des problèmes au niveau des infrastructures. Il est aussi relevé que 79% des étudiants fréquentaient un établissement où l’utilisation du téléphone portable était interdite, comparé à 49% pour la moyenne de l’OCDE.

Le bullying s’avère être incontournable, avec 29% des étudiants ayant témoigné en être victimes au moins une fois par mois. La moyenne de l’OCDE sur ce thème est de 20%. Le cyberbullying est moins courant. 4% des étudiants disent en avoir été victimes.

Concernant le support parental, 56% des étudiants ont affirmé que leurs parents leur demandent ce qu’ils ont fait à l’école au moins une fois à l’école et 40% ont des discussions sur les problèmes qu’ils pourraient avoir à l’école, chaque semaine.

Sur les défis environnementaux, 83% des étudiants pensent pouvoir contribuer à un changement (moyenne OCDE 81%) ; 87% estiment qu’il faut des actions collectives pour résoudre les problèmes (moyenne OCDE 82%) ; 69% disent savoir comment collaborer avec les autres pour un impact positif sur l’environnement (moyenne OCDE 68%). La plupart sont également engagés dans des activités liées à l’environnement.

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