« La NCA, telle que présentée pour remplacer la FCC, disposant de pouvoirs d’enquête sur les politiciens et autres personnes occupant des fonctions clés, est une bonne chose. Mais une question se pose déjà : la nomination de son premier directeur ne risque-t-elle pas de donner une impression d’influence politique ? « La crédibilité de la NCA se jouera d’abord sur la nomination de son premier directeur général. C’est là que commencera le véritable test de son indépendance. Cette première nomination risque de se faire selon un mécanisme qui rappelle celui ayant prévalu pour l’ECO, l’ICAC et la FCC.
« Il ne s’agit pas nécessairement de parler d’ingérence politique comme d’un fait établi, mais le processus peut légitimement susciter des interrogations sur le risque d’influence politique dans le choix du premier responsable. Avant même que l’Independent Advisory Panel (IAP) ne soit pleinement opérationnel, cette nomination constituera donc un signal fort sur la manière dont la nouvelle agence entend fonctionner. Son futur directeur devra être choisi avant tout pour ses compétences, son expérience, son intégrité et son indépendance, afin que personne ne puisse raisonnablement mettre en doute son impartialité.
« La NCA aura besoin de la confiance du public dès son entrée en fonction. Cette confiance se construira à travers un processus de nomination transparent et crédible. Donc, pour un vrai changement, le premier directeur ne devrait pas être le choix du pouvoir, mais le choix de la crédibilité qui pourra enquêter sur le pouvoir en place et celui du passé. »

