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« Sans le soutien de mon mari, je ne serais pas devenue ce que je suis aujourd’hui : une pandita. »
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« Pour nous à l’Arya Samaj, un brahmane n’est pas un titre qu’on l’on obtient par la naissance et qui se transmet automatiquement des parents aux enfants. »
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« Notre mouvement repose sur la connaissance et l’éducation, pas les superstitions. »
C’est lors d’une cérémonie mortuaire que j’ai découvert l’existence de la pandita, l’équivalent féminin de pandit, prêtre au sein du mouvement réformiste hindou Arya Samaj. Comment devient-on pandita, quelles sont les études qu’il faut suivre pour accéder à ce poste qui permet à celle qui l’obtient de passer du stade de participante à celle d’officiante des rituels de l’hindouisme ? Ce sont quelques-unes des questions que nous sommes allés poser à Madame Dhanwantee Loky, pandita accréditée du mouvement Arya Samaj, et qui, dans ses réponses, revient sur son parcours exemplaire.
O Quel est le parcours que vous avez suivi pour devenir pandita ?
— Un parcours qui a été long et difficile mais que je ne regrette pas d’avoir fait. Mais je dois dire que pour moi, dès le départ, c’était génétique puisque je suis née et ai été élevée dans la culture védique. Mes grands-parents maternels étaient les disciples des frères Bissoondoyal qui, en sus de propager la culture védique et l’éducation dans la communauté hindoue à Maurice, avaient créé le parti politique Independant Foward Block qui a milité pour l’Indépendance. Du côté paternel aussi, on pratiquait ce culte. Dès que j’ai eu trois ans, mon père m’a emmenée à la baïtka de notre quartier, à Beau-Bassin, où j’ai appris à lire l’hindi, commencé à suivre les rites, à écouter les grands, et à faire ce qu’ils faisaient. À 5 ans, j’étais capable de faire le hawan, la prière.
O Est-ce que c’était habituel dans la communauté hindoue qu’une petite fille de 5 ans dirige des prières, ce qui est généralement réservée aux hommes ?
— Cela n’était pas inhabituel dans une famille arya samajiste, le courant réformateur et progressiste de la religion hindoue que suit ma famille, et qui prône l’éducation et l’égalité pour tous : garçons et filles. J’ai fréquenté l’école du gouvernement de Maingard tout en suivant des cours, après les heures de classe, à la baitka pour apprendre l’hindi, mais également les principes et valeurs de notre société. Un jour, alors que j’avais 10 ans, le professeur de la baïtka est tombé malade et je l’ai remplacé au pied levé, parce que je connaissais les rites par cœur.
O Une chose est d’apprendre des textes par cœur – comme on le fait de plus en plus dans notre système éducatif ; une autre, plus importante, est de comprendre ce qu’ils signifient.
— C’est un point fondamental : il ne suffit pas de réciter par cœur, de mémoire, mais de bien comprendre le sens des paroles que l’on prononce. Avec mes professeurs, j’ai compris graduellement la signification des rites appris par cœur. C’est ainsi qu’après avoir remplacé le professeur absent, j’ai eu le droit d’assister aux causeries, que l’on faisait les vendredi soir à l’intention des adultes, dans lesquelles on abordait divers sujets. Cela m’a permis de mieux comprendre les rites et de suivre les discussions sur la religion. D’autant plus que mon professeur, M. Dowtahal, avait signalé à mes parents mon intérêt pour les classes de langues et de religion et leur avait demandé de m’encourager dans cette voie. J’ai persévéré à la baïtka où j’ai augmenté mes connaissances de la langue et des rites religieux, tout en continuant mes études jusqu’à la forme V au collège Eden de Rose-Hill, où j’ai appris à maîtriser les langues qu’on ne parlait pas chez moi : l’anglais et le français. Ce qui me permet aujourd’hui d’expliquer les rituels que je pratique dans ces deux langues, en sus de l’hindi et du créole. Puis, je me suis mariée à l’âge de 20 ans.
O Est-ce que vous avez choisi votre mari ou vos parents l’ont fait pour vous ?
— À l’époque, il était tout à fait normal que les parents choisissent les époux de leurs filles. Comme mon père était décédé, c’est ma mère qui l’a fait. Je me suis mariée et comme nous étions pauvres, j’ai commencé à travailler comme clerk dans une usine de la zone franche jusqu’à ce que j’aie mon premier enfant.
O Est-ce que votre mari partageait votre intérêt pour les connaissances religieuses et rituelles ?
— Ma belle-famille, qui suivait le courant traditionnel de l’hindouisme, n’était pas d’accord pour que je suive et pratique les rites du courant réformiste, dont faisait partie ma famille. Mon mari était de mon côté, mais il ne pouvait pas affronter directement ses parents. La situation a dégénéré au point où je suis retournée chez ma mère qui était très stricte et qui contrôlait mes sorties, même après mon mariage. Ce n’est qu’après mon retour chez ma mère que j’ai pu retourner à la baïtka et que j’ai recommencé à apprendre et à donner des cours d’hindi.
O Quand est-ce que vous avez commencé à envisager une carrière dans la religion ?
— Comme je vous l’ai déjà dit, depuis mon plus jeune âge. C’était inné en moi. En 1990, lors d’une prière, j’ai été appelée à remplacer le pandit qui était malade. Après, un autre pandit, qui avait assisté à la cérémonie, est venu me demander si cela m’intéresserait de suivre des études et une formation pour devenir pandita.
O À l’époque, il y avait déjà des femmes prêtres, des panditas, à Maurice ?
— Oui, il y en avait depuis les années 1950 chez les Arya samajistes à Maurice. Mais cette fonction existait depuis bien avant en Inde, plus particulièrement à Bombay, où le Swami Dayanand Saraswati avait formé l’Arya Samaj en 1875.
O Comment avez-vous réagi à cette proposition de suivre des cours ?
— J’ai été d’abord effrayée par la proposition et surtout par le fait que j’appartenais au mouvement réformiste de l’hindouisme, tandis que mon mari et sa famille suivaient le courant traditionnaliste. J’ai eu peur des possibles conséquences négatives sur mon mariage et j’ai refusé la proposition. Mais le pandit a insisté à plusieurs reprises, a fini par me convaincre, j’ai discuté avec mon mari, et j’ai finalement rejoint son cours en 1997 dans une classe de 35 élèves, dont une dizaine de femmes.
O Quelle était la fréquence des cours et comment est-ce que votre mari a réagi ?
— Je ne suis jamais retournée vivre chez ma belle-mère. Nous avons habité avec ma mère qui nous a donné un coin dans sa maison, et avons élevé nos deux garçons. Comme je vous l’ai dit, mon mari était d’accord pour que je continue à étudier. Sans son soutien, je ne serais pas devenue ce que je suis aujourd’hui. J’ai suivi des cours 3 fois par semaine pendant 3 ans pour devenir pandita. Il fallait étudier et comprendre les Vedas, les festivals, les rites de l’hindouisme et leur philosophie, acquérir des connaissances dans ces matières pour pouvoir ensuite les expliquer. Après trois ans d’études intensives, j’ai été nommée pandita. Quand l’Arya Samaj vous reconnaît comme pandita, vous devez chaque dimanche aller dans une de ses 400 baitkas pour donner des cours, comme ceux que j’avais suivis pendant mon enfance et mon adolescence.
O Quelle a été la plus grande difficulté de cet apprentissage ?
— Les cours étaient difficiles, mais avec de la volonté, le désir d’apprendre et le soutien des professeurs, j’ai passé les examens qui étaient menés par des Acharyas qui, dans notre hiérarchie, sont plus hauts que les pandits, mais n’égalent pas les Swamis, qui sont au sommet. Mon principal handicap était le fait que bien que je lisais parfaitement les textes en hindi, je parlais mal cette langue, d’autant plus qu’il fallait que je le fasse en public. J’ai donc suivi d’autres cours en hindi écrit et oral, et obtenu une bourse de 4 ans, toujours 3 fois par semaine. C’était dur parce que les cours commençaient à 3h du matin sur plusieurs sujets et duraient toute la journée, mais je l’ai fait.
O Comment est-ce que vos enfants ont vécu le fait que leur maman allait suivre des cours 3 par semaine pendant 4 ans ?
— Je le redis : j’ai pu faire tout ça grâce au soutien de mon mari qui s’est occupé des enfants et de la maison. Bien que son niveau d’éducation, en ce qui concerne l’engagement religieux, ne soit pas le même que le mien, il m’a soutenu et permis de réaliser mon besoin d’approfondir les connaissances. Et ce, d’autant plus qu’au départ, il suivait la tendance traditionnelle de la religion. et moi la voie réformiste et progressiste. En plus, comme nous étions pauvres, j’ai recommencé à travailler pour l’aider. Après la naissance de mon deuxième garçon, j’ai été engagée comme professeur au collège Trinity pour les classes des enfants qui n’avaient pas passé les examens du CPE. Je l’ai fait pendant 7 ans dans des conditions difficiles, avant d’obtenir un poste de caretaker au collège DAV de Port-Louis, tout en suivant des cours à St Pierre, puis d’autres plus avancés à Pailles, pas seulement des cours religieux, mais sur différents sujets.
O Est-ce que la pandita touche un salaire ?
— Tous les pandits ont droit à une allowance, puis les gens qui nous demandent d’animer des cérémonies religieuses – un mariage, un enterrement, des prières spécifiques – nous remettent une enveloppe. Ce qui nous permet de vivre mieux. J’ai été caretaker, puis attendant jusqu’à 2018 – 2019, puis j’ai repris mes études. Juste après que mes enfants aient terminé leurs études, ils ont fait toutes les formalités nécessaires et à l’âge de 50 ans, je suis entrée à l’université pour suivre des cours menant à l’obtention d’un diplôme en librarian, en anglais et non en hindi, pendant de 3 ans. C’est grâce à ce diplôme que
quand la libraire du collège DAV est partie à la retraite, on m’a proposée de la remplacer.
O Dans le monde et même à Maurice, bien que les lois et les conventions internationales disent le contraire, la femme est considérée comme un peu moins égale que l’homme. Est-ce que cette règle non écrite mais pratiquée existe aussi entre pandits et panditas ?
— Je vous répète que l’Arya samajisme est un mouvement dont une des valeurs principales est l’égalité entre les hommes et les femmes. Cette valeur est respectée à tous les niveaux de la société et il n’y a aucune différence entre les pandits et les panditas, qui sont une soixantaine à l’Arya Samaj. Nous avons appris les mêmes choses, les mêmes rituels et la différence, s’il en existe, réside dans la personnalité du pandit ou de la pandita, sa manière d’expliquer, d’interpréter, de faire comprendre, de partager les connaissances acquises. Car c’est ça la but de l’éducation : apprendre pour pouvoir partager, afin d’améliorer le fonctionnement de la communauté, de la société. Quand j’ai commencé comme pandita, j’ai officié dans une cérémonie à laquelle assistait un pandit de Bassin qui, après m’avoir bien observé pratiquer les rituels, m’a proposé de travailler avec lui. Nous avons partagé les tâches lors des cérémonies et c’est ainsi que j’ai acquis l’expérience de la pratique nécessaire à la connaissance théorique.
O Quel est votre sentiment sur la division des castes dans l’hindouisme, qui veut que les pandits doivent appartenir à la caste des Brahmanes, qu’on appelle aussi « ban grand nations » ?
— Pour nous à l’Arya Samaj, un brahmane n’est pas un titre qu’on l’on obtient par la naissance et qui se transmet automatiquement des parents aux enfants. Pour nous, un Brahmane est un intellectuel, dans le sens noble du terme, quelqu’un qui a acquis des connaissances dans plusieurs domaines, dont celui de la religion, et dont la mission est de les partager aux autres. Les qualificatifs comme « grand nation », « ti nations » et autres « chamars » que l’on utilise péjorativement à Maurice n’ont pas lieu d’être aujourd’hui. Ils découlent de termes autrefois utilisés pour classifier les métiers et ceux qui les pratiquaient, et qui ont été détournés de leur sens, par la suite, pour être utilisés comme la mesure hiérarchique de la société. En tout cas, ils sont proscrits dans notre mouvement. D’ailleurs, un de nos principes est l’égalité sociale qui rejette le système des castes fondé sur la naissance.
O Est-ce qu’on peut dire que vous êtes une Brahmine ?
— Notre mouvement rejette le système des castes fondé sur la naissance, l’intouchabilité, le mariage des enfants et la condition supposément inférieure des femmes. Je ne suis pas une Brahmine de par ma naissance, mais par les connaissances que j’ai acquises, par ma maîtrise des Vedas qui est la source de la connaissance vraie.
O Vous n’êtes pas sans savoir que le système des castes est toujours en cours à Maurice et qu’on s’en rend compte, en particulier, au moment des élections où ceux qui obtiennent un ticket sont choisis, non pas sur leurs mérites personnels et professionnels, mais surtout par rapport à leur appartenance communaliste et castéiste.
— Vous savez aussi bien que moi que beaucoup de politiciens utilisent ces qualificatifs pour pouvoir divide and rule la population et se faire élire aux élections. Il faut dire que la majeure partie des politiciens sait faire ça. Il faut que le Mauricien décide en fonction des qualités du candidat, de sa capacité à les représenter, pas en s’arrêtant seulement à son appartenance castéiste. La solution à ce problème passe par l’éducation : un politicien, aussi malin qu’il soit, ne peut pas embêter un électeur éduqué et informé.
O Est-ce que les Arya samajistes font de la politique ?
— Mais évidemment, ils sont des citoyens comme les autres et sont libres d’avoir une opinion, une couleur et de soutenir un parti politique. Mais le mouvement ne donne pas de consigne de vote.
O Est-ce qu’il y a une hiérarchie dans le système. Quel est le titre, le rang qui vient après les panditas ?
— Apres le statut de pandita, vient celui de l’Acharya et finalement le Swami. Si Dieu le veut, je pourrais devenir Acharya, qui doit encore mieux maîtriser les connaissances et les rites. Mais il est beaucoup plus difficile de venir un Acharya qu’une pandita. Quand à devenir Swami…
O La presse a publié, ces temps derniers, des articles sur des prétendus Swamis venant de l’Inde qui prétendent pouvoir régler « family matters, love problem, business problem, foreign travel and property issue » en utilisant, entre autres, l’astrologie.
— Un Swami, un vrai, est un homme ou une femme qui doit avoir des connaissances poussées, respecter une série de principes, maîtriser la pratique des rituels, avoir une hygiène de vie, un comportement et une manière de parler qui imposent le respect. Les prétendus Swamis dont vous faites mention sont des Swamis déclarés qui utilisent les superstitions et la crédulité des gens, surtout ceux qui sont dans des moments difficiles, dans de grandes souffrances, pour leur soutirer de l’argent. Les gens croient dans le prétendu pouvoir de ces hommes qui ont des pouvoirs, parce qu’ils sont dans l’ignorance.
Nous ne croyons pas que l’astrologie peut être utilisée pour guérir des maladies, régler des problèmes, faire tomber amoureux, arranger ou casser un mariage. Par exemple, la réussite d’un mariage ne repose pas sur des pratiques relevant de superstitions, mais sur l’éducation des conjoints, les principes et valeurs qu’ils pratiquent et respectent, et sur leur personnalité propre. C’est au couple de savoir gérer et faire prospérer leur mariage, et personne d’autre ! Notre mouvement repose sur la connaissance et l’éducation, pas les superstitions. C’est cette formation qui m’a appris à parler en public, d’abord face aux membres des baitkas et des temples, puis face à des auditoires de lettrés devant lesquels il ne fallait pas faire d’erreur. J’ai réussi et j’ai été souvent appelée chez des personnalités comme chez des gens plus simples, que nous traitons de la même manière, parce que pour nous, une personne est d’abord et avant tout un être humain.
O Est-ce que, dès le départ, vous avez été acceptée en tant que pandita venant pratiquer les rites, ou vous avez été rejetée parce que vous êtes une femme ?
— J’ai été rejetée une seule et unique fois. C’était l’époque de mes débuts où j’alternais avec le pandit de Bassin. Il faisait une partie des rites et moi le reste. Il n’a pas pu aller à une cérémonie à Vacoas et m’a envoyé le remplacer. Quand je suis arrivée dans la maison où devait se dérouler la cérémonie, la famille et surtout les femmes venues assister à la cérémonie, qui appartenaient au courant traditionnel de l’hindouisme, ont refusé que ce soit moi qui officie en disant « nou palé madam fer nou la prière. » Je suis partie, mais avant, je leur ai dit « zot bizin ouver zot la fenet, guet en peu séki pe passé dehors, respire enn l’autre l’air, au lieu zot rest fermé derrière zot muraille ».
O Est-ce que vous-même, très concentrée sur votre travail, avez le temps pour « ouver ou le fenet, guette dehors seki pe passé » au niveau politique et économique ?
— Mais bien sûr. La connaissance ne se limite pas à apprendre dans des livres, mais aussi à regarder et essayer de comprendre ce qui se passe autour de nous, dans notre pays, de pouvoir en discuter si on nous interpelle sur des sujets de société. Nous, pandits et panditas, avons droit, à intervalles réguliers, à des refreshed courses pour update ce que nous avons appris parce que la connaissance avance avec l’évolution du monde dont nous faisons partie.
O Est-ce qu’il y a une relève chez les panditas ?
— Non, malheureusement, nous n’avons pas de jeunes filles qui suivent les cours pour devenir panditas. Cela est dû au fait que la manière de vivre a évolué, que les jeunes filles font des études plus poussées, travaillent, et n’ont pas le temps de suivre des cours qui sont très demanding. Par contre, il y a beaucoup de jeunes filles qui sont intéressées à apprendre la signification des rituels.
O Et si vous n’aviez pas été pandita, si vous ne vous étiez pas battue pour le devenir, quelle aurait été votre vie ?
— J’aurais été une femme qui se serait mariée et se serait occupée de sa famille, sans se poser des questions. Ma vie a été différente puisque, dès le départ, mon père m’a emmenée à la baïtka où j’ai appris non seulement à lire l’hindi, mais à comprendre les rites, à écouter les autres, les adultes, ce qui m’a permis de développer ma personnalité et de suivre le parcours qui m’a conduit à devenir pandita. Je peux dire que grâce à l’éducation que j’ai eue, j’ai réussi ma vie. Il ne me restait qu’un seul désir à accomplir : avoir notre maison, mon mari et moi, ce que j’ai réussi à obtenir grâce à l’aide de mes deux garçons.
O Est-ce que l’un d’entre eux suivra vos traces ?
— Non, ils suivent et pratiquent les rites, mais ne seront pas capables de prendre la relève dans cette voie. Parce que, comme je l’ai dit au début, il faut avoir quelque chose en plus chez vous pour emprunter cette voie, qui n’est pas facile, demande un engagement, des sacrifices et une grande disponibilité.
O Dernière question : est-ce qu’exercer comme pandita peut faire devenir riche ?
— La richesse que l’on obtient en étant pandida n’est pas matérielle, mais spirituelle. C’est un chemin qui nous mène vers le progrès spirituel, philosophique, matériel, et la réalisation du Soi qui n’a pas de prix.
Jean-Claude Antoine

