L’Independent Committee Against Corruption (ICAC) et le commissaire de police, Anil Kumar Dip, soumettront leurs objections par voie d’affidavits en Cour suprême le lundi 23. Cela dans le cadre de la Judicial Review réclamée par le pandit Vivek Pursun concernant l’apathie de ces entités pour la convocation et l’interrogatoire de l’Attorney-General, Maneesh Gobin, dans la saga Black Label and Stag Party.
Le pandit Pursun veut que le CP et l’ICAC viennent expliquer en Cour suprême leur inaction face à Maneesh Gobin dans cette sombre histoire, ce qui leur obligerait à dévoiler les dossiers à charge qu’ils peuvent avoir contre ce dernier. Le pandit demande qu’à l’issue de cette Judicial Review, la Cour émette un Writ of Mandamus à leur encontre pour qu’ils s’acquittent de leurs obligations légales et constitutionnelles dans cette affaire, qui est de diligenter une enquête sur l’Attorney-General et son implication dans cette affaire.
L’officiant religieux a ainsi assigné l’ICAC et le commissaire de Police comme défendeurs, tandis que l’Attorney-General, le député Rajanah Dhaliah, le Premier ministre, Pravind Jugnauth et Harryduth Ramnarain ont été assignés comme co-défendeurs. À l’appel de cette affaire hier devant la cheffe-juge, Rehanna Mungly-Gulbul, l’ICAC, par le biais de son représentant, a fait savoir qu’elle comptait présenter ses objections à l’initiative du pandit Pursun. L’affaire a alors été renvoyée au 23 octobre.
Pour le pandit Pursun, Maneesh Gobin et Raj Dhaliah auraient présumément reçu des pots-de-vin avant d’octroyer un terrain d’une superficie de 276 hectares à bail dans la région de Grand-Bassin à deux prête-noms du caïd présumé Franklin, qui essaie pour sa part d’empêcher son extradition vers La-Réunion devant la Cour de district de Port-Louis.
Si l’ICAC avait bien procédé à l’arrestation de Rajanah Dhaliah sous une accusation provisoire de trafic d’influence en contravention de la section 10 de la Prevention of Corruption Act (PoCA), la commission anticorruption n’a jusqu’à présent nullement inquiété Maneesh Gobin.
Face à la presse après l’audience, Vivek Pursun dit espérer que cette affaire soit entendue avant la fête Maha Shivratree prévue pour mars 2024. Me Sanjeev Teeluckdharry, l’avocat de Vivek Pursun, a pour sa part dénoncé les Delaying Tactics de l’ICAC et du commissaire de police dans cette affaire.

