En cette période autour de la présentation annuelle du budget, « de nombreux compatriotes sont enclins à souscrire à des plans d’assurance. Dans la majeure partie des cas, les clients recherchent, à la fois, un projet d’investissement de leur capital, sur le long terme, et une déduction fiscale. J’ai noté, sur le temps, comme je pratique ce métier depuis plusieurs décennies, déjà, que bon nombre de clients ne prennent pas le temps de découvrir les différents plans qu’offrent les assurances. De fait, par manque d’informations, ils sont nombreux, à un certain moment, de penser qu’ils ont été mal orientés/guidés. Ou réalisent, sur le tard, qu’ils auraient dû s’y prendre autrement », explique Rajesh Chikhuri. Professionnel dans le secteur des assurances, Client Financial Adviser, attaché depuis plus d’une décennie à la Swan, notre interlocuteur élabore, expliquant, par exemple, comment « un plan d’assurance de pension et un Savings Investment peuvent changer la donne, dépendant des circonstances. » Afin d’être « plus près des clients, et de leur offrir un service Tailor-made », Rajesh Chikhuri a lancé, il y a trois mois, son propre site internet. Résolument inscrit dans la modernité, avec un souci d’évolution en parallèle avec les technologies émergentes, R. Chikhuri se distingue une nouvelle fois. En 2022, l’homme décrochait le titre de “Mauritius’s Most Admired Marketing Leaders” décerné par CMO (Asia) dans la catégorie Services financiers pour le continent africain.
Expliquez-nous les rudiments de votre métier.
Être conseiller financier ne se limite pas à ‘vendre des polices d’assurance’. Ce métier nous prépare plutôt, je dirais, à devenir un “architecte de sécurité”. Je m’explique : mon rôle consiste à analyser les risques, à anticiper l’avenir et à proposer des solutions sur mesure — que ce soit pour la santé, l’investissement, la retraite ou l’éducation des enfants. C’est un métier qui requiert une écoute active, une éthique irréprochable, je mets bien l’accent dessus, et une mise à jour constante face aux évolutions économiques. Parce que, justement, une vie, ça n’a rien de standardisé ! Il faut s’adapter au fur et à mesure que l’on avance sur son parcours. Chaque personne diffère, en ce sens, invariablement. Et, de facto, chaque personne n’a pas les mêmes priorités, ni les mêmes impératifs. Tout comme chacun a un portefeuille/capital à gérer. D’où des interventions individuelles qui, à mon sens, m’aident à “construire” mon apport, ma relation avec mes clients.
Au final, choisir un plan d’assurance, c’est savoir comment et où investir son capital avec intelligence, afin de pouvoir avoir une source de revenus, dépendant des circonstances. Dans certains cas, comme je l’explique plus bas, certaines personnes, n’ayant pas pensé à mieux s’informer, ou par manque d’intérêt, sont souvent déçus parce qu’arrivés à un certain point, ou confrontés à certaines circonstances malheureuses de leur vie, ne peuvent avoir accès à un certain capital qu’ils ont investi dans un ou plusieurs plans d’assurance.
Vous êtes le premier agent d’assurance mauricien à lancer son propre site internet. Qu’est-ce qui vous a poussé à entreprendre une telle démarche ?
Le monde change ! Et Maurice est plus que jamais une nation connectée. En lançant rajeshchikhuri.com, mon objectif était de briser les barrières traditionnelles pour répondre aux nouvelles exigences du marché. Et comme je le disais, l’information est une denrée cruciale pour les clients ! Or, de nos jours, tout va vite. Et je remarque que bon nombre de personnes ne prennent pas, ou n’ont pas le temps, d’aller s’entretenir avec des représentants/agents d’assurance afin de s’enquérir de ce qui leur conviendrait comme police d’assurance.
Je constate aujourd’hui aussi un véritable paradoxe, particulièrement chez les jeunes générations : ils exigent la rapidité du clic pour l’information et la souscription. Mais en cas de coup dur ou d’accident, ils refusent de parler à un algorithme. Ils ont besoin d’une voix, d’une présence et d’une empathie, de cette assurance que seule une relation humaine peut offrir. C’est précisément pour répondre, à ma façon, à ce paradoxe que j’ai conçu mon site web.
Donc, en quelque sorte, j’ai voulu m’aligner sur l’évolution technologique et suivre le “trend”, embarquer les clients, qui sont tout aussi bien connectés, et offrir ce petit plus qui rend le service plus complet !
Quels sont vos objectifs ?
Je veux offrir à mes clients une plateforme où l’information est accessible en permanence. Comme je le dis, nous sommes dans un univers en permanente évolution. Et puis et surtout, c’est une question de transparence et de modernité. Un conseiller aujourd’hui doit être là où ses clients se trouvent — c’est-à-dire en ligne — tout en restant ce garant de confiance capable d’intervenir personnellement quand la situation l’exige. Mon site est la porte d’entrée numérique vers un accompagnement qui, lui, reste profondément humain.
Pour moi, il s’agit d’avoir ce lien, cet attachement, ce pont, souvent intangible, entre le client et son assurance. Quand la personne entend ma voix, me rencontre, c’est un autre lien, bâti sur quelque chose de concret, qui se tisse. Le site internet sert, en ce sens, d’espace d’interaction vers la construction de cette relation.
Quel est votre bilan depuis la mise en opération de votre site internet ?
Le bilan est extrêmement positif ! Depuis le lancement officiel en février dernier, j’ai constaté un engagement accru, non seulement de la part de mes clients existants qui apprécient cette nouvelle proximité, mais aussi de nouveaux prospects qui recherchent une expertise digitale. Cela a renforcé ma crédibilité et m’a permis de mieux structurer mon accompagnement. C’est une preuve que l’innovation est attendue dans notre secteur !
Parlez-nous du “Refer and Win”. Qu’est-ce qui rend ce concept si particulier ?
La confiance est le socle de notre métier. Vous êtes nombreux à recommander mon expertise à votre entourage, et, tout naturellement, je tiens à vous en remercier officiellement !
Avec le programme “Refer & Win”, chaque parrainage réussi est récompensé. Si la personne que vous nous présentez souscrit à une solution, un cadeau exclusif vous sera réservé. Dîner, bon d’achat, séjour à l’hôtel ou même un voyage ! C’est une manière de “récompenser” la confiance. Et, dans le même souffle, encourager, stimuler d’autres à suivre la tendance.
La présentation du budget arrive à grands pas. Quels sont vos conseils aux Mauriciens souhaitant souscrire à une police d’assurance ?
Dans le cadre du prochain exercice budgétaire, il est crucial que le ministère des Finances corrige une disparité qui nuit à la qualité des recommandations financières. Je m’explique : l’avantage fiscal accordé de manière sélective sur les plans de pension personnels crée une préférence biaisée. Les clients sont poussés à investir là où ils peuvent déduire leurs contributions, délaissant parfois des besoins plus fondamentaux.
Il est important de rappeler qu’un plan de pension personnel est le complément d’une stratégie, et non sa base. C’est la touche finale, le « dessert » après un repas complet. En favorisant fiscalement la retraite au détriment de produits de prévoyance ou d’épargne plus urgents, on inverse l’ordre des priorités financières des citoyens.
Que préconisez-vous, de par votre expérience du marché et des habitudes des clients ?
Je remarque que le Mauricien souscrit à une police d’assurance, d’une part, avec, dans le viseur, le but d’avoir une déduction fiscale. Ça en devient presque une priorité. Et, hélas !, la plupart de ceux qui font ce choix réalisent, sur le tard, qu’un tel investissement ne répond pas à leurs attentes/demandes.
Je donne un exemple concret pour que ce soit plus facile à comprendre : le plan de pension d’un citoyen lambda arrive à maturité et la personne se retrouve avec allons dire Rs 6 millions. Cette personne a contracté cette assurance jeune, quand elle a commencé à travailler. Soit. Seulement voilà, disons qu’en arrivant à 65 ou 70 ans, la personne est frappée d’une maladie grave, et a un urgent besoin de capital. Disons pour une intervention chirurgicale ou un voyage médical, qui s’élève à hauteur de Rs 4 millions. La personne ne peut pas toucher à cette somme qu’elle a mis de côté dans son plan de pension. Parce que selon sa définition, ce plan est pour sa retraite. Le plan arrivé à maturité, la personne touche Rs 30 000 à Rs 40 000 mensuellement. Ce qui lui garantit des jours tranquilles définitivement. Et avec la possibilité d’avoir eu des déductions fiscales en cours de route.
Même si le client demande à l’assurance une aide, par exemple de prélever une somme de son plan de pension, c’est seulement une petite partie de la somme assurée qui lui sera remise. Et dans cette conjoncture, le client est souvent perdu, paumé.
Que faut-il faire pour éviter ce genre de désagrément ?
Je conseille vivement à mes clients de contracter un Savings Investment. C’est une police plus flexible et “open”. Dans ce cas précis, la personne peut se permettre d’avoir ce capital à disposition quand elle se retrouve dans des situations d’urgence comme évoqué plus haut. Dépendant de quand et à quelle hauteur l’assurance est contractée, dans un cas de besoin urgent, ou même si le client veut voyager, ou dépenser ce capital d’une autre façon, il a cette possibilité !
Pour plus de sécurité, certains prennent un Savings Investment et un plan de pension. De cette façon, l’assuré a une double garantie ! Maintenant, j’ai aussi des clients qui me disent, quand je leur explique ces configurations, qu’ils ont par exemple un terrain ou une autre forme d’investissement qu’ils peuvent convertir en capital quand ils sont dans le besoin. Mais bien sûr, tout le monde n’a pas les mêmes spécificités !
Et, de surcroît, avec une population vieillissante, et qui, selon les statistiques, se retrouve souvent avec dans la tranche d’âge des 45 à 60 ans avec des maladies, personnellement, je fais de mon mieux pour encourager vers le Savings Investment pour être à l’abri de ce genre de mauvaises surprises.
Parlez-nous de vous en quelques lignes…
Je suis originaire de Quatre-Bornes. Je suis avant tout un passionné de la vie et du conseil. Je suis marié et fier d’être le père d’un fils évoluant dans le secteur technologique. Je cultive un esprit de « bon vivant ». Mon parcours académique – combiné à mes certifications du Chartered Insurance Institute (CII) – m’a permis de bâtir une expertise solide en planification financière et en investissement.
Chaque journée commence pour moi à 5h du matin. Fidèle à une discipline de fer, je débute par une marche au Sodnac Wellness Park, un moment privilégié pour me ressourcer, suivi de la prière matinale et d’un petit-déjeuner équilibré. Je crois fermement que cette rigueur physique se reflète directement dans la précision que j’apporte à l’accompagnement de mes clients.
Je suis curieux de nature. Je partage mon temps libre entre les nouvelles technologies et la photographie, le sport, les courses de chevaux… Ce sont des passions !
Pourquoi et comment êtes-vous devenu agent d’assurance ?
Je n’ai pas choisi l’assurance par hasard ; c’est une vocation née d’un désir profond de protéger et servir les familles mauriciennes. Mon parcours chez la Swan, je l’ai débuté il y a plus de 10 ans. C’est le fruit d’une évolution stratégique qui fait aujourd’hui ma force.
Avant de devenir conseiller financier, j’ai forgé mes armes en tant que membre du personnel administratif au sein d’une compagnie d’assurance pendant deux décennies. Cette immersion dans les rouages internes m’a permis de me perfectionner et de comprendre l’envers du décor. Pour utiliser une image qui me tient à cœur : c’est comme si j’avais été mécanicien avant de devenir vendeur de voitures !
Cette maîtrise technique me donne un avantage non négligeable : je ne me contente pas de proposer des solutions, je comprends exactement comment elles fonctionnent !
Ce qui m’anime au quotidien, c’est l’aspect profondément humain de mon métier. Être présent pour les gens lors des moments imprévus de la vie et les aider à construire un patrimoine serein. C’est une responsabilité que je prends très à cœur.
Vous avez eu plusieurs distinctions durant votre carrière. Une qui vous tient le plus à cœur ?
Absolument ! En 2022, j’ai décroché le “Mauritius’s Most Admired Marketing Leaders” décerné par CMO (Asia) dans la catégorie services financiers pour le continent africain. Je ne m’y attendais pas du tout ! J’évoluais déjà à la Swan. C’était surtout, pour moi, la reconnaissance d’une attitude et d’une approche dans la vie qui est déterminante. Pour ma part, ma motivation a et reste toujours d’aider mon prochain; d’être un bon humain et d’avoir à cœur le bien-être de tout un chacun, avant tout !

